‹ Les littératures de l'Inde; sanscrit, pâli, prâcritChapitre 44 sur 130 · Vinaj a l'iiaLi. Sutta Vïbhatiga, III · texte numérisé non relu

Vinaj a l'iiaLi. Sutta Vïbhatiga, III

s> LES LITTÊRA II RES DE [.'INDE

La nuit, un lii douille! : au réveil, la chopine; A midi, Eorl repas ; le soir, boire d'autant ; S'endormir en suçant une grosse praline; Et vers la délivrance ainsi l'on s'achemine; En doutez vous? Sakya vousenesl bon garant.

N'en croyons rien. Il a'esl pas un couvenl au monde dont on n'ail conté pareilles bourdes. Mais il .'il reste toujours ceci, que les austérités excessives vont expressément contre la volonté i\u ton dateur, qui exige avant toul une intelligence saine dans un corps bien portant.

Parce que le tout est de comprendre et que qui a clairement compris a par là même atteint l'affranchissement suprême. Quiconque sait est sauvé. En train»'1 comme un fétu dans le samsara, le torrent des existences successives, l'individu naît, meurt et renait sans trêve sous différents corps, ou du moins il en a l'illusion. Mais, du jour où il suit, du jour où il affirme « cela n'est pas moi » (cf. p. 70), tout est fini, le charme est rompu :

« Celui qui voit ainsi, ô disciples, le noble sage qui entend la parole, se détache de la corporéité, se détache de la sensation et de la perception, se détache de la forme extérieure et de la récognition : en s'en détachant, il devient libre de désirs; par la cessation du désir il parvient à la délivrance ; délivré, il a conscience de l'être; anéantie est la renaissance, achevée l'œuvre pie, accompli le devoir, et il n'y a point île retour à ce monde: ainsi soit-il. » (Vinaya-Pitaka, Mahâvagga, I, 6, 46.)

Page 1