RAMAYANA - LE POÈME
contre toute blessure. Les herbes se cachent pour D'être pas cueillies, mais Hanumat nVn acure : il empoigne tout simplement el rapporte la montagne elle même, dont le seul parfum végétal suffit àremettre sur pied les gisants, y compris Râma et Laksmana. — Le lendemain, incendie de Lanka, la tuerie continue, long duel entre Indrajit et Lakç mana. mort d'Indrajit. Râma se baigne dans le sang. Mais voici que Râvana en personne s'avance contre lui : ce u'esl pas trop de l'assistance et des armes de tous les dieux pour abattre ud tel adversaire : enfin il en vient à bout (p. 165) el les dieux chantent savictoire. — Il se tait amener Sitâ, se montreà elle, puis la repousse, puisqu'elle a appartenue un autre. Elle, forte de son innocence, fait allumer un bûcher par Laksmana et s'y précipite. Les dieux alors viennent saluer Râma, qui est un des leurs, car il est Visnu, et Agni, sortant des flammes du bûcher, lui présente saine et sauve, el pure, son épouse Sitâ'. — Les épreuves sont terminées. Bharata, les reines veuves de Daçaratha et ses anciens sujets accourent auprès de Râma, qui est sacré roi d'Ayôdhyâet y régnera de longs jours. VIL Uttara Kânda ci Livre final ». — ...Le ré sumerai-je V L'on m'en dispensera, je crois, sans
1. Délicatesse suprême: Râma déclare 'i" il n'avait jamais douté de la vertu de son épouse, mais qu il a permis l'épreuve à seule fin de la faire éclater à tous les yeux,
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trop de regretsisi en effets les Enfances i fonl au poème un assez bon prologue, l'addition finale étran gère ;i Vâlmiki, encore qu'elle nous conduise jus qu'à la mort de llâma, ne saurai! à aucun degré passer peur un épilogue; simple ramassis de légendes prolixes, donl les moins hors d'œuvre ne sonl que des retours sur la \ ie de personnages dont la destinée est désormais achevée par la morl ou parla victoire. Les Hindous, évidemment, ne se lassèrenl point d'entendre parler de Râma, et pour leur plaire on lit à souhait foisonner ses aventures :
mais de suivre nos narrateurs en tonde où les
hommes vivent des milliers d'ans, il n'y faut pas songer, la vie d'aujourd'hui es1 trop courte.
Tel esl donc, si je puis ainsi dire, le corps imper sonne) duRàmâyana, la matière brute que Vâlmiki a trouvée éparse dan- le folklore de son temps et qu'il n'a eu qu'à mettre en œuvre. Essayons de ranimer de l'âme qu'il y a versée.