‹ Les Littératures populaires de toutes les nations (volume 2)Chapitre 11 sur 113 · S IV. — PETITES LÉGENDES ET FRAGMENTS GARGANTUESQUES · texte numérisé non relu

S IV. — PETITES LÉGENDES ET FRAGMENTS GARGANTUESQUES

[ous ce titre, j'ai réimi des légendes courtes ou pour mieux dire écourtées, qui parfois, ne sont que des fragments; toutefois,comme le plus petit d'entre eux contient au moins un détail qui ne figure pas dans les autres , j'ai pensé que dans cette enquête gargantuesque, je ne devais pas les négliger.

ARGANTUA s'cst rendu célèbre par les choses incroyables qu'il a faites, il y a un siède (sic).

Un jour, qu'il était à faucher dans une prairie auprès du Pont-Gand, il laissa tomber sa pierre à faux, que l'on y voit encore, et qui est grosse et haute comme un fût de six barriques.

Il lui fallait sept aunes de toile pour faire im gousset de chemise.

Un jour, il entreprit de faire un grand voyage ; arrivé au fort La Latte, il passa à Guemesey d'ime seule enjambée.

Sentant un jour quelque chose dans son soulier, il en retira la Mât du Cap, et encore il disait que ce n'était qu'un grain de sable.

Il voulut se désaltérer au bord de la mer, auprès du cap Fréhel, et il avala une flotte qui était en tra?Ji de se battre avec une flotte ennemie.

Les soldats se mirent à tirer des coups de canon, et Gargantua finit par vomir la flotte.

(Conté par Elit Ménard, de PUvemom, 1880),

Dans ce petit conte, Gargantua a vécu il y a un siècle ; ^est à Guernesey qu*il se rend, et non à Jersey, comme dans les autres contes.

Sur les autres épisodes, cf. le n9 VI ;'la légende suivante ; Gargantua en Normandie et en Ile de France, pour la pierre à aiguiser ; le commentaire du conte n^ II , pour la flotte avalée.

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