EN ANGOUMOIS I
meunier, n'étant pas payé, arrive et réclame l'argent ou une quantité égale de farine. Pour le payer, Gargantua, muni de son fameux sac, se rend chez un fermier voisin, où la permission lui est donnée de prendre le blé qu'il voudra. Son chargement terminé, il retourne au moulin, fait moudre le grain et propose au meunier de faire de la bouillie. Il vide alors toute la farine dans l'écluse, fait lever une de leurs pelles et absorbe le liquide au fur et à mesure de son passage. A cette vue, le meunier pousse de grands cris; les gens du village s'assemblent et jettent dans Técluse des animaux crevés qui se trouvent dans les environs, bœufs, chiens et ânes. Lorsqu'un de ceux-ci arrive à la bouche de Gargantua, il l'avale en faisant cette simple réflexion :
— Pcùsso bourri (passe, poussière. — Bourri est employé quelquefois pour désigner l'âne, mais bien plus souvent il signifie une chose infiniment petite, poussière, atome. Ainsi donc, paisso bourri n'est qu'un jeu de mots ; il peut bien n'avoir été employé ici que pour montrer la vaste capacité du gosier du héros de la légende).
Gargantua ayant grand soif, s'était mis derrière la pelle d'un moulin. Un âne mort, entraîné par
le courant, vint à passer. Gargantua, cria alors axt
meunier de baisser un peu la pelle, disant qpl! Avait failli s'étrangler en avalant cet Ane.
(fiemmiailfiU fer M. d. Jt Uartiy.
Tosi t« ithul de CBtts lègends te ntmiin dnu le «m» U*qa« d: CcnJUIild, inllnilè Hamalati.
L'^ppétii de Gu-gintut fignre daiu nombre de légendes.
Sa fkul, qui ai aussi coimue en HAUte-Bretogne, coupe nmi- Cf. p. B7.
La objets vui^s qu'il avAle Ont pour EinUUïrefl le* navires (cf. le commînulre du n» TI, p. j;) et le betesu chargé de luoiDes (cf. GorfOMIMa « Birp^), que le gËinl edgioatit par mégardc.