II. — LA SERVANTE DU MEUNIER
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pétions cinq à six bons gas, Qui naviguions sur mer,
Lon la, Qui naviguions sur mer.
Là le vent nous tenait bon, La mer était contraire.
Le vent nous a jetés
Sur les côtes d'Angleterre.
Proche d'un moulin à vent, Moulin qui moulait Torge.
La servante du meunier M'a fait la révérence.
Et moi bien étonné,
D'où vient la connaissance.
(bis)
(bis)
(pis)
(.bis)
(bis)
(bis)
Ne te souviens-tu pas (bis)
Que nous étions ensemble ?
Je l'ai menée au marché (bis)
Pour lui choisir des bagues.
Elle a bien su garder (bis)
La foi du marUge.
Si ton cœur et le mien (bis)
Étaient dans la balance,
Si ton cœur emporte le mien, (bis) Nous coucherons ensemble,
Dans un biau lit carré (bis)
Garni de roses blanches,
Et aux quat' coins du lit (bis)
Qjiatre beUes pommes d'orange.
Et au milieu du lit (bis)
Le rossignol y chante.
Chante, beau rossignol, (bis)
Chante la réjouissance
De ces beaux jeunes gens (bis)
Qjii vont coucher ensemble,
Lon la, Q.ui vont coucher ensemble.
(Matignon,)
Cf. Bujeaud, t. II, p. 330, Enfants de la tdlU de Naniee (Saintonge, Bas-Poitou, Aunis).