‹ Les Littératures populaires de toutes les nations (volume 3)Chapitre 62 sur 97 · III. — LA FILLE PRESSÉE · texte numérisé non relu

III. — LA FILLE PRESSÉE

Il est pourtant temps, Pourtant temps, ma mère, Il est pourtant temps de me marier.

— Ma fille, nous n'avons point d'argent, (pis)

— Ma mère, il y a du froment :

Que ne le vend-on ?

Qjie ne me marie-t-on ?

Il est pourtant temps, etc.

— Ma fille, nous n'avons point d'habit, (bis) : — Ma mère, nous avons du lin gris :

Qiie ne le file-t-on ?

Qiie ne me marie-t-on?

Il est pourtant temps, etc.

— Ma fille, nous n'avons point d'maison. (bis)

— Ma mère, il y a des maçons :

Que ne les demande-t-on ?

Que ne me marie-t-on ?

Il est pourtant temps, etc.

— Ma fille, nous n'avons point de vin. (bis)

— Ma mère nous avons du raisin ;

Qjie n'en fait-on ?

Que ne me marie-t-on ?

Il est pourtant temps, etc.

— Ma fille, nous n'avons point d'amant. (Wj) -— Ma mère, il y a le gros Jean :

Que ne me le donne-t-on ?

Qjie ne me marie-t-on ?

n est pourtant temps, Pourtant temps, ma mère, Il est pourtant temps de me marier.

(pinan, Matignon^ etc.) Cf. Bujeaud, t. I, p. 99, Marictne donc, chanson angooinoise.

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