‹ Les Littératures populaires de toutes les nations (volume 3)Chapitre 69 sur 97 · V. — LE GAS FARAUD · texte numérisé non relu

V. — LE GAS FARAUD

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Je sommes vantiez le plus mal gas Que n'y ait dans la parouâsse,

Et je n'sommes jamais le dernier

A sortir de la masse.

Toujours le keuté dans l'chantiau :

Pour té, Margot, qu' j'endure de miaux, (his)

Pour té, Margot, que j'endure 1

J'ons cor un ben pus biau chape,

Q.u'stulà qu'est su ma tête, Mais c'est pour mett' o les dimanches

Et pais les jours de fêtes, Pour aller va mon Isabiau.

Pour té, etc.

Quand c'est que j'chanton au lutrin.

Je somme emmêle les prêtes.

Et si j'savions queuque brin d'iatin.

Jaserions teurtous leux maît'es.

Pour chanter un Tantum ergo.

Pour té, etc.

L'autre jou je prin mon fusi,

Et j'm'en fus zà la chasse.

Et je tiris su n'un crapé gris,

Crayant qu'c'tai une bégasse.

C'était cor pour mon Isabiau.

Pour té, etc.

C'est o les filles de d'sez nous Que je jeue ben mon rôle,

J'te les happe par dessus Tchignon,

Et pais j'te les ramone, J'te leux boute un tour de musiau, Pour té, etc.

J* voudras ben qu'tous les procurous N*mangerient qu'des punâses ;

Les pauv* petits labourious comme ma N'en seraint qu'pû à lous âses.

Je sauterions comme des toriaux.

Pour té, Margot, qu'j'endure de miaux, (bisy Pour té, Margot, qu'j'endure !

(iitran.) Je l'ai aussi entendue vers 1860 dans le canton de Matignon..

Cf. Bujeaud, t. II, p. 2;;. « Pre ta, Nichau, qu'i endure, daux mouex, » connue en Vendée sous le nom de la Sablaisr^ et surtout la variante des environs de Marans et de La Rochelle^ dont le refrain est : « Peur tè, Margot, qu'i'endure daux maux. »

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