‹ Les Littératures populaires de toutes les nations (volume 3)Chapitre 73 sur 97 · FORMULETTES · texte numérisé non relu

FORMULETTES

On dit aux en£uit$y en touchant avec le doigt chacn»^ des points que Ton désigne :

Mes deux croisées.

On met ses deux doigts sur ses yenx..

Ma dégouiière.

On met ses deux doigts dans ses narines.

Mon four.

On met son poing dans sa bouche. .

Via par oùj'pètel

On se donne un coup sur la fesse* (H.) (i).

Cf. MélusiiUy col. 264.

Quand on donne une friandise à un en£Mit, on preoti délicatement le bonbon entre le pouce et l'index de la main droite, et on touche le front en disant :

Voilà rbon Dieu.

Puis le menton :

VoiU ses pieds.

(i) E. veut dire Ercè près Liffré, D. Diaan, M. Matignon^ S.-C. Saint-Cast.

En touchant le nez :

Voilà Christophe.

L'enfant ouvre la bouche :

Q)ti fourre dans son cofifire. (D.)

Cf. Mélutintf col. 518.

On dit aux tout petits enfants dont on toache arec la main les différentes parties de la figure, en conunençajit par le menton et en finissant par le front :

à) Menton fourchu, Bouche d'argent, Nez cancan, Joue rôtie, Joue bouillie, Petit œil, Grand œil.

Petit souci (sourcil).

Grand souci, Toc, toc, toc, La mailloche. (D.)

h) Voilà le bon Dieu, voilà ses pieds, Voilà Marion qui joue du violon (D.)

Ou prend les enfants par le menton, et on leur dit :

Par la barbe, Ruben, Je te tiens.

EN HAUTE-»RETAGNE 337

— Si tu m*y tieas, Je t'y tiens.

— Le premier qui rira Sur la barbe il aura. (D.)

Jeu de : Berlin, peste :

fl) Pirette, Pirette. »

Cent écus (bis) dans la ménette. (D.)

h) Berlin, berlin peste ; Madame est au feu Qui cuit des petits œufs ; Le petit chat qu'en veut, Qui dit, qui dit Miaô ! (D.)

^) Berlin, berlin, peste^ Combien l'aiguillette?

— Cinq sous la demie ;

Petit bonhomme (bis), t'es pris. (D.)

d) Pirette, Pirette,

Cent écus :

Ma vache est vendue. (D.)

Turlututu, chapeau pointu :

As-tu vu Brucaille, Qui fricassait des œufs pourris Dans son chapeau de paille? (D.)

On met les enfants sur ses genonx en leur disant de venir sder du blé ; on les prend par les deux mains qu'on soulève en Tair, puis qu'on laisse retomber en disant r

Scions d'en haut 1 Scions d'en bas 1 (D.)

En chatouillant Tenfant, on dit :

La bibite, la bibite; et quand on arrive au cou, on dit :

Couic 1 en fourrant les doigts dans son cou. (D.)

Qpand les enfants pissent au lit, on leur]cliante r

Pissenlit à la bataille ; On lui fera un lit de paille, Et la verge au pied du lit.

Pour fouetter le pissenlit. (D.)

Montez Téchelette ; Montez-la bien.

La petite souris a-t-elle passé par là t — Ah ! elle est descendue. (D.)

Sabre de bois, Pistolet de paille :

Si je me mets en colère, Je te bâterai. (D.)

On apprend cela aux petits enfants en leur faisant fermer le poing.

On prend la main de Tenfant en lui touchant chaque doigt l'un après Tautre, et en disant :

Poucette, Beurrette, Maître doigt, Capitaine Et petit doigt.

Et on secoue le petit doigt en répétant vite : « Petit doigt, petit doigt. » (D.)

En allant au bois.

J'ai perdu mon soulier, Mon sabot :

Tourne, larigot. (D.)

On se tient par les bras, et à la fin on tourne brusque ment.

Même mouvement pour la suivante :

La violette en double.

Double, double, double.

Tourne-toi, vire-toi, Ton sabot est derrière toi. (D.)

Sassons berlutons,

La farine, la farine,

Sassons berlutons,

La farine au p'tit poupon.

Et on secoue le petit poupon qu'on a assis sur ses genoux. (D.)

En faisant remuer ses mains devant l'enfant, on chante :

Ménette à papa, Ménette à maman, Ménette à l'enfant.

Ah ! la belle ménette à l'enfant.

Ah ! la belle ménette ! (D.)

On tient l'enfant sur ses genonx, et lui touchant successivement le pjed d'une jambe, puis la jambe, et ensuite l'autre pied et l'autre jambe, on lui chante :

Voilà mon pied ;

Voilà ma jatjibe.

Voilà le pied de mon autre jambe.

Voilà la jambe de mon pied. (D.)

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