AVANT-PROPOS IX
cemment. Ici les apparences elles-mêmes peuvent être trompeuses, bien que Us conteurs galhis ne tiennent pas, en général, autant que ceux d'autres pays, à placer le théâtre de leurs récits dans un endroit connu de leurs auditeurs. C'est ce qui me porte à considérer comme trés-anciennement connus en Haute-Bretagne Us contes, par exempU, des houles ou grottes des fahUsis au bord de la mer, groupe curieux et impor^ tant entre tous.
Quant aux œntes que Von pourrait appeler sporadiques, parce qu^ils se retrouvent, avec de légères vorriantes^ dans tous Us coifis de la France, dans tous les pays européens et même en dehors de V Europe, tt est, ce me semble, impossible à Theure actueUe de dire à quelU époque ils ont été introduits dans Us pays où on Us raconte. Les guerres de la Révolution et de T Empire, Us Français prisonniers à l'étranger, les étrangers prisonniers en France, ont dû produire un échange de contes, et même aujour^hui il y a encore importation et exportation journalière de récits par Us soldats qui, au régiment, racontent Us légendes de Uur pays, puis en rapportent che'^ eux de nouvelles.
Une exploration scientifique faite au siècU demUr aurait vraisemblablement jeté làrdessus des lumières plus grandes que celles que nous pouvons découvrir à