‹ Les Littératures populaires de toutes les nations (volume 4)Chapitre 67 sur 69 · L'ANE MARTIN · texte numérisé non relu

L'ANE MARTIN

La p'tite Marianne va au moulin (bis),

C'est pour y faire moudre son grain (bis).

Elle monta sur son âne.

La p'tite mam'zelle Marianne,

Elle monta sur son âne Martin

Pour aller au moulin .

Le meunier la voyant venir (bis), De dire ne put se retenir (bis) :

Attachez-la votre âne, La p'tite mam'zelle Marianne.

Attachez-là votre âne Martin A la queue du moulin.

Pendant que le moulin tournait (bis) 9

Le meunier la belle caressait (bis).

Le loup a mangé l'âne,

La p'tite mam'zelle Marianne,

Le loup a mangé l'âne Martin

A la queue du moulin.

Son père la voyant revenir (bis), De dire ne put se retenir (bis) :

Ce n'est pas là notre âne, La p'tite mam'zelle Marianne, Ce n'est pas là notre âne Martin Qui allait au moulin.

Notre âne avait les quatre pieds blancs (bis),

Les deux oreilles en rabattant (bis).

Le bout de sa queue noire,

A boire, à boire, à boire !

Le bout de sa queue noire, Martin,

A boire jusqu'à demain.

(Chanté par Madame E. Carnoy, ma mère, en 1882).

Cf. L'Ane changé au Moulin, donnée par M. E. Rolland, dans le tome IV de la Faune populaire de la France, d'après Richard, et une variante, p. 2$$ du même ouvrage, reproduite d'après Dumersan, Chansons et Rondes enfantines, Paris, 1846; Paul Sébillot, L'Ane changé, chanson du pays gallot, dans sa Littérature orale de la Haute-Bretagne, p. 271 ; Tarbé, Romancero de Champagne, t. II, p. 2$$; Bujeaud, Chansons, de f Ouest, t. I, p. 107; Puymaigre, Chansons populaires du Pays messin, p. 349; Cénac-Moncaut, Littérature populaire de ht Gascogne, p. 321; Mémoires de la Société de Cambrai, t. XXVIII, p. 320; Moriz Haupt, Fran\ôsische Volksliederj 1877, p. 76; Poésies populaires de la France, vas. n° 3345 delà Bibliothèque nationale, fol. 457, 'etc.

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Ces eue dune de Bonàeamt, Qu'est amoureuse «Ton matelot (bis).

— Va, ma servante, va moi chercher, Un matelot pour m'amuser.

La s e r vame elle n'a point manqué Un matelot a ramené (bis).

— Montez là— haut, dans mm salon, Collation nous y ferons.

La collation qu'ils ont fait, Trois jours, trois nuits à bien doré (bis).

Au bout de ces trois jours, trois nuits, Le matelot s'est ennuyé.

Le matelot s'est ennuyé, Par la fenêtre a regardé (bis).

— Madame, donnez-moi mon congé, Il fait beau temps pour m'en aller.

— Beau matelot, si tu t'en vas,

Du mal de moi n' diras-tu pas (bis)} Tiens, voilà cent écus comptés, Ce sera pour boire à ma santé :

Tiens, voilà cent écus pour boire, Une autre fois, viens m'y revoir.

Le matelot, dans son chemin,

A fait rencontre du Président (bis).

— Beau Président, beau Président, Tu es cocu, j'ai ton argent.

Le Président il lui répond :

— Ce que dis-tu, beau matelot (bis) ?

— Monsieur, je dis qu'il fait beau temps, Pour aller sur la mer vaguant.

Le matelot, dans son vaisseau,

Riait, chantait des airs nouveaux (bis) :

— Vive les dames de Bordeaux Qui font plaisir aux matelots !

(Chanté en 1882, par M. Anguste Carncy, dpé de quatre-vingt-deux ans).

3TO UTTÊ1LATC3Œ OKALE

LES HTSSAKDS

N'ous étions trois, quatre hussards Qui n'avaient pas le sou ;

Que fercns-nous?

Nous irons de bourg en ville, Demander à loger Sans rien payer.

En registe, en regeste, et je t'amp pif pouf! Rantanplan vous en donneront Les hussards lorsqu'ils en auront.

Bonjour, madame l'hôtesse, Qu'avez-vous à nous donner ?

Nous voulons souper.

— Deux pigeons rôtis, Trois poulets en graisse, Çà vous va-t-il ?

— Dites à madame l'hôtesse Qu'elle vienne compter.

Nous voulons payer.

Quatre hussards se retirent, Sabre à la main :

Sacrée peau de chien Nous n' te devons rien !

— Laissez passer les hussards guerriers !

Il en viendra d'autres Du régiment pointu Avec leurs gros sous Qui paieront tout.

(Chanté en 1882, par M. Henri Colette, de Warloy [Somme]).

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