‹ Les Littératures populaires de toutes les nations (volume 4)Chapitre 66 sur 69 · LA FILLE QUI TUA SON ENFANT · texte numérisé non relu

LA FILLE QUI TUA SON ENFANT

C'est en cueillant la violette, C'est en cueillant la violette, Qu'elle a perdu ses amourettes.

Le fils du roi vint à passer (bis),

— Où est-elle cette prisonnière ?

L'on dit partout qu'elle est si belle.

— Viendrez demain, nous la verrons (bis), Nous la verrons sur un échelle,

Que le bourreau sera derrière.

Montée jusqu'au troisième chevron (bis), Elle s'y retourne de derrière elle ; Elle aperçoit sa pauvre mère :

— Ma mère, çà n'vous fait-y point d'peine (bis), D'avoir élevé une fille si grande,

Devant vos yeux, de la voir pendre ?

— Ma fille, nous avons de l'argent (bis), Nous en donnerons à la justice,

Ce sera pour te sauver la vie.

— Ma mère, d'argent il n'en faut pas (bis), Car toute fille qui a fait la folie,

Il est bien juste qu'elle soit punie.

Ma mère, j'ai t'encore une sœur (bis), Ah ! de grâce, prenez-y bien garde, Car les gendarmes en veulent à elle I

Allez vous-en dans ce grand bois (bis) , Dessous cette épine fleurie, Vous entendrez l'enfant crier.

(Chanté en septembre 1882, par Madame E, Camoy, dgie de quarante-et-un ans, d Warloy-Baillon [Somme])»

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