‹ Les Littératures populaires de toutes les nationsChapitre 11 sur 32 · PRÉFACE XV · texte numérisé non relu

PRÉFACE XV

dont faime à prendre V opinion pour règle de conduite, en ces matières. M, Félix lÂehrecht, un des premiers critiques de V Europe, en fait de folklore, m'écrivit : «r Je ne vois pas la nécessité d'une classification; en apercevez-vous quelque trace dans le recueil des frères Grimm ? » Mon ami Henri Gaido^, le fondateur de la Revue Celtique, et le directeur, avec M. E, Rolland, de Mélusine, me répondit, de son côté : «r Vous nepouvei^ pas vous passer d'une classification et nous donner vos contes pêle-mêle et au hasard. Songe:^ que votre publication doit avoir un caractère scimtifique, et que vous ne deve\pas sacrifier l'intérêt et les exigences de la science à l'agrément du lecteur, » — D'autres encore me parUretit dans ce sens, et j'ai fait une classification qui, sans me satisfaire complément, m'a paru du moins asse:^ h^ique,

y ai remarqué qu'autour de chaque fable, prisé dans sa donnée générale, comme par exemple la Recherche de la Princesse aux Cheveux d'Or, le Magicien et son Valet, etc., s'était formé,un cycle de récits ayant un principe commun, mais si variés, dans les épisodés et les détails, que c'étaient vraiment des contes différents et qu'il fallait donner intégralement. Me basant sur cette observation, j'ai adopté une classification par types ou cycles, avec de nombreuses va-

Page 1