‹ Les Littératures populaires de toutes les nationsChapitre 12 sur 32 · XVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVI PRÉFACE

riantes, qui toutes ont leur intérêt, à différents points de vue.

J'avais d'abord songé à un classement où j'aurais introduit les divisions suivantes, avec plusieurs autres : i© les Géants, 20 les Maliens, p les MétOn morpboses, 40 les Fées, ou les Grac'hed coz, VieiUes femmes, comme les appellent nos conteurs; S° ^ Princesses enchantées, etc. Mais, je ne tardai pas à remarquer que les géants sont tous magiciens, que les magiciens sont presque toujours des géants, que les métamorphoses et les Fées interviennent un peu partout, dans les fables les plus différentes, que les princesses captives, enfin, sont retenues endmntées par des géants et des magiciens, sous diverses formes, animales ou autres, et qu'une classification semblable pécJxrait par une grande confusion.

Une des choses qui m* ont le plus frappé, dans nos contes bretons, (fest leur caractère fotKièrement m^bologique et leur ressemblance, soit pour la donnée générale, soit pour certains détails, reproduits avec mie identité parfaite, avec les traditions analogues d'autres nations, fort éloignées de la Bretagne, mais principalement avec les contes Slaves publiés par M. Alexandre Chod:(ko, dans son ' recueil intitulé : Contes des pâtres et des paysans Slaves. // n'est presque pas un

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conte de ce livre, pas un épisode ou un ressort merveiïUux ou autre, que je tfaie rencontré, dans les récits de nos chaumières bretonnes.

Sur le conseil de mon ami H. Gaidoa^, un des fnaitres du folkhre français, et peut-être cdui qui, chei nous, a rendu les plus grands services à Vàude des traditions populaires, par ses publications de Mélusine et delà Revue Celtique, foi ajouté, à la fin du tome III, un index général de tout l'ouvrage. Je n'ai pas besoin de faire ressortir VtUiliti de cette iaible analytique pour les recherches de tous ceux qui s'occupent de traditions populaires, mais, je crois devoir reproduire ici les réflexions très judicieuses de M. Gaido^ à ce sujet : « La Uttirature des contes est aujour^htti tàlement considèràtie, qtdon ne peut exiger d'un érudit qu'il lise, plume en main, tous les recueils de ce genre ; mais un index comme cdui que nous demandons permet de ^orienter en un instant et de trouver dans un recueil de contes le type, Yincident ou le trait dont on s^occupe. Nous savons bien qi^ aucun recueil français de contes n'a encore paru avec un index, ainsi qtion en trouve dans plusieurs recueils d'autres pays. Cela prouve seulement que nos collecteurs de contes ne se faisaient pas une idée exacte des services que la critique attendait $eux, »

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