‹ Les Littératures populaires de toutes les nationsChapitre 3 sur 32 · IV PRÉFACE · texte numérisé non relu

IV PRÉFACE

Europe, s'il en foui croire les anthropologistes. Cest aller hin, et bien que je sois disposé à aUribtier aux contes une origine très reculée, même antihistorique, f hésite à remonter le cours des âges jusqu'à V époque géologique où les hommes, parait^il, se mangeaienl entre eux, en France, — ou du moins dans la région qui, bien ptus tard, Rappela ainsi, — comme partout ailleurs oit il en existait. Je sais que les contes au peuple sont beaucoup plus afwiens que ses chants, et nous reportent loin, très loin. Us se sont conservés et pr(fagés, de proche en proche, grâce à V attrait des fables et du merveilleux dont ils sont remfUs :

Une morah nue apporté de l'ennui; Le etmtefmiptuser le pne^e avec lui,

a dit fort bien La Fontaine.

u La mémoire historique du peupk, dit de son côti M. Renan, est toujours très courte, ht peupU ne se souvient que des fables. Le mythe est l'histoire des temps oit Von n'écrit pas. » Quiconque s^est occupé de recueillir des traditions populaires, chansons, contes et récits de toute nature, reconnaitra la justesse de cette observation, y en ai, pour ma part, fait Fexpérienu, en Basse-Bretagne, oié, dépuis quarante ans, je rê-

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