PRÉFACE IX
forme et Us abréviations inévitàbUs, quand m écrit un récit ou un discours parlé. J'ai conservé tous mes cahiers, qui font foi de la fidélité que je me suis efforcé J^ apporter dans la reproduction de ce que f entendais, sans rien retrancher, et surtout rien ajouter aux ver^ sions de mes conteurs.
J^ai donné plusieurs versions du même type ou cyck, — et f aurais pt{ en donner davantage, — J)aree que, malgré le fonds commun de la fable, les épisodes ef les ressorts merveilleux sont si variés, que chcupu version constitue, en quelque sorte, un conte différent.
Les conteurs bretons sont d'ordinaire asse:^ prolixes et aiment souvent à se donner carrière — rei tr<>, comme ils disent — , croyant augmenter Yintirét de leurs récits en y introduisant des épisodes et des agents empruntés à d'autres contes. Je les ai presque toujours suivis, dcms ces détours, préférant ici la fidélité à ^agrément d^une composition littéraire et bien déduite, La critique fera, plus tard, le triage, et saura restée tuer à chaque faèh les éléments qui lui appartiennent, Qudquefois, pourtant, j'ai sigwtU les interpolations, par une note brève, au bas de la page.
On remarquera peut-être que le nombre de mes amteurs n'est pas très considérable, et que je-n^ëi exploré, d' une façon complète, qu'une région, Varronh