X PRÉFACE
dùsemmt de Lannton et une partie de celui de Guin-gamp.
Deux noms surtout, ceux de deux conteuses imi^ rites. Barba Tassel, de Phuaret, et Marguerite Phi" lippe, de Plux^inet, se lisent souvent à la fin de mes contes. Ce sont, en effet, mes conteuses ordinaires, et on peut dire qu'à elles deux elles possèdent la somme asse^ complète des vieilles traditions orales du pays, gwerziou, soniou, contes et récits de toute nature* Barba Tassel m'a été d'un secours précieux pour les traditions du canton de Phuaret, qui, dans mon en-fanu, avaient d^'à fait mes délices, au foyer des veillées du manoir paternel de Keranborgne, et que fat été heureux de retrouver, pour la plupart, fidèle-ment conservées dans sa mémoire. Porteuse des dépêches télégraphiques du bureau de Phuaret et des lettres de convocation de la mairie, elle est constant ment par les chemins, malgré ses soixante-douxe ans, et chante toujours avec plaisir un vieux gwerz ou récite un conte merveilleux, avec beaucoup de verve, surtout quand elle a bu une goutte d'eau-de-vie, pour lui délier la hngue»
Marguerite Philippe m'a livré tout le trésor de littérature populaire connu entre h bourg de Plu:(unet, la montagne de Bré, Guingamp, Pontrieux, Tréguier