‹ Les livres d'histoire moderne utilisésChapitre 10 sur 21 · III. 5, t. VI, p. 23, Thalestris (V) XVII. 16, f. 287 v · texte numérisé non relu

III. 5, t. VI, p. 23, Thalestris (V) XVII. 16, f. 287 v

III. 12, t. VI, p. 288, Les Néorites .... (A) XVII. 23, f. 299 r"

Hépodote

Montaigne lit en général Hérodote clans la traduction française de Saliat, comme M. de Zangroniz l'a montré. Ici encore le travail de M. de Zangroniz me permettra d'abréger. J'y renvoie pour tous les parallèles qu'il a donnés; je me contenterai d'y apporter un complément.

IVIontaigne flimyot

Ainsi faisoint les Egyptiens, qui. Ouand a la façon de faire d'Ae-

au milieu de leurs festins et parmy gypte où ils ont accoustumés d'ap-

leur meilleure chère, faisoient porter ordinairement au miUeu d'un

aporter l'anatomie sèche d'un corps festin l'anatomie sèche d'un corps

d'homme mort, pour servir d'adver- d'homme mort et le monstrer à

tissement aus conviés. tous les conviez . . .

(I, 20, D. t. I, p. 59.) (Banquet des sept sac/es, f. 151 D.)

La traduction de Saliat parut pour la première fois eu lo5(i et elle fut plusieurs fois réditée du vivant de Montaigne, notamment en loTo et en 1580. 11 est inutile, et probablement impossii)le, de déterminer laquelle de ces éditions Montaigne a eue entre les mains: elles se reproduisent très exactement les unes les autres. Je renverrai à la réimpression de la traduction Saliat qui a été faite au XIX" siècle (2', parce que le lecteur pourra se la procurer plus commodément que les éditions originales et parce qu'on y a introduit la division eu paragraphes qui en rend le maniement plus

(1) Cf. aussi Cornélius Nepos, Epaminondas, c. X. ^2) Réimpression de Eugène Talbot, Paris 1864.

commode. Voici le titre de l'édilioii de 1556, celle (lue .\lonl;iigiie |)()>;sédait prohahlement : « Les neuf livres des histoires de Hérodote ])ri)tc(' et premier des historiographes grecz, intitulez du nom des .]luse.< Clio, Eiiteriie, Thalia, Melpomène, Terpsicore, Erato. l'ohimnia, Urania, CalHope, plus un recueil de George Gemiste dict Pletho)i, des choses avenues depuis la journée de Mantinée, le tout traduit du grec en français par Pierre Saliat, secrétaire de Monseigneur le Reverendissime caniinal de Chastillon. A Paris, avec privilège du Roy, pour Kstienne GrouHcau libraire, demeurant en la rue neuve Notre-Dame, à l'enseigne Sainct Jean- Baptiste.

Saliat n'a pas travaillé directement sur le texte grec, mais seulemeut sur la traduction latine de Laurent Valla. Les savants du temps trouvaient déjà cette méthode blâmable: c'est, je crois, cette traduction de Saliat qu'Estienne vise dans la préface de son Apologie pour Hi'rodote, lorsqu'il critique des traductions d'historiens grecs faites sur des traductions latines infidèles. Montaigne, nous Talions voir, ne semble pas s'être soucié de cette dillîculté.

Dans l'édition de 1580, les commentateurs nous renvoient une dizaine de fois à Hérodote.

Ed

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