‹ Les Livres d'Histoire Moderne UtilisésChapitre 1 sur 48 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Ce volume n’est qu’une collection de notes. J'ai simplement mis en ordre mes fiches pour les publier.

Mon objet n’est pas d'entreprendre une étude sur Montaigne historien : j'apporte seulement des matériaux pour qui voudra faire cette étude. Sans doute, dans l'introduction de ce volume, on trouvera un aperçu des idées de Montaigne en matière d'histoire : sans un résumé de ce genre, le lecteur eût manqué de fil conducteur. Mais je ne me suis pas attaché à montrer dans quelle mesure la pratique de Montaigne répond à sa théorie; je n’ai pas essayé de dégager et de déterminer ce que chacun des exemples que j'allègue nous enseigne à ce point de vue. Mon but à été simplement de rechercher les lectures historiques faites par Montaigne et de relever les traces qu’elles ont déposées dans les Essais.

Il n’y à donc ici qu’un dépouillement de sources. A leur sèche énumération, j'ajouterai seulement quelques mots sur les livres dont elles sont tirées : la plupart d’entre eux, en effet, sont tout à fait inconnus ; il est indispensable de les présenter au lecteur.

Tels qu'ils sont, ces rapprochements nous donneront des indications sur les lectures de Montaigne et, par suite, sur la préparation de ses idées ; ils éclaireront sa méthode de travail ; ils nous aideront à mieux comprendre les Essais, tant dans leur fond que dans leur forme. Le lecteur familier de Montaigne en tirera aisément ces divers enseignements ; il n’aura pas de peine à suppléer les commentaires qui font ici défaut.

En me bornant ainsi à donner un simple répertoire de sources, je pense répondre aux intentions de la Faculté, et présenter un travail conforme au type de thèses complémentaires qu’elle à indiqué.

Note Bibliographique

Pour toute la première partie, qui comprend les lectures historiques de Montaigne avant 1580, les notes renvoient à l'édition Dezeimeris et Barkhausen (Bordeaux, 1870), qui reproduit la première édition des Æssais, celle qui fut publiée par Simon Millanges, à Bordeaux, en 1580. Pour les deux autres parties, elles se rélérèrent à l'édition Motheau et Jouaust (Paris, 1SS6), qui reproduit le texte de la cinquième édition, celle de 158$, et qui donne en outre, au bas des pages, les additions de 1595.

Afin d'éviler les confusions, je ferai précéder de l'initiale D les références qui renvoient à l'édition Dezeimeris. Les références qui ne sont accompagnées d'aucune initiale renvoient à l'édition Jouaust.

AN, LS Te

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