‹ Les Livres de Commerce: Étude Pratique & JuridiqueChapitre 18 sur 48 · LA · texte numérisé non relu

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au Journal, à la date du jour où il s'aperçoit de l'erreur, un article contraire (compensatoire). Cest ce qu'on appelle passer un extourne (1). L’extourne est donc un contre-passement d’écritures.

L'existence de blancs ou de lacunes dans un registre ferait présumer une intention frauduleuse. On serait porté à croire qu'ils ont été laissés volontairement pour pouvoir faire après coup des modifications ou des intercalations, et le soupçon de mauvaise foi qui s’en dégagerait rejaillirait sur la comptabilité du commerçant toute entière. Il est cependant raisonnable de maîtriser cette impression. Le doute ne doit pas préjudicier au commerçant, tant qu'il n’est pas certain que son intention a été frauduleuse. Mais il est évident que les énonciations d’un pareil livre ne peuvent être acceptées qu'avec défiance.

Les transports en marge seraient aussi suspects, soit de contenir une modification frauduleuse, soit de dissimuler une opération nou-

(1) Pour rendre les rectifications moins fréquentes, on a coutume de tenir un Livre Brouillard. C’est le brouillon du Journal. On ne transcrit au propre sur le Journal qu'après s'être assuré qu'il n’y a pas la moindre erreur. Cet usage est excellent, Mais il risque de retarder le passement des articles au Journal, ce qu’il faut à tout prix éviter, étant donné que le Journal doit être tenu parfaitement à jour. Aussi, lorsque le comptable est rompu à la tenue des livres, supprime-t-on souvent le Brouillard, pour passer directement les écritures au Journal,

velle (x). Il convient done de les bannir absolument.

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