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11 faut croire que ce jeune Nazaréen guérissait les morsures de serpent par imposition sympathique , ou bien en prononçant le nom de Jésus, et que c'est pourquoi Rabbi Samuel a mieux aimé laisser mourir son neveu, un peu entaché lui-même de nazaréenisme.
Il y a bien dans ce récit hébraïque de temps en temps un mot chaldéen, comme « Muthor, il est permis, » mais ces expressions datent déjà de la Mischnah, et la Mischnah est en grande partie antérieure à Jésus.
Il en est de même du passage au sujet de la condamnation de Jésus V
D'après l'Évangile, Judas a été payé pour reconnaître Jésus en disant : « Le voilà. »
Or, comment admettre qu'un homme faisant une entrée triomphale dans une ville, aux acclamations de tout un peuple, soit huit jours après tellement inconnu aux magistrats, pour que ceux-ci soient forcés de corrompre un disciple, afin que sur un signe , il dise : « C'est lui » ? Cette contradiction , cette impossibilité a été re-
i . Traité Sanhédrin, livre VI«.
LE TALMUD. 18i
levée par plusieurs critiques allemands. Le Talmud y répond victorieusemenl. Selon la loi de Moïse, nul ne peut être condamné sans deux témoins à charge. Mais quand il s agit de la doctrine sacrée, le Talmud dit qu'il est permis de cacher deux témoins derrière une tapisserie ou un écran, entendant et voyant tout, et de faire parler le prévenu. « Et c'est ce qu'on a fait avec Jésus*, » dit-il. Judas avait posté deux témoins cachés, et puis demandant à Jésus : « N'est-ce pas toi qui es le Fils de Dieu? » Celui-ci ayant répondu : a Oui, » les témoins sont sortis de derrière leur cachette et l'ont accusé. Le Talmud ajoute* : « La veille de Pâques, ils ont pendu Jésus (les juifs lapidaient avant de pendre et enivraient le condamné). Mais quarante jours avant l'exécution, le crieur criait tous les jours : « Jésus est condamné a à être lapidé pour avoir ensorcelé, détourné et « soulevé Israël. Quiconque sache le défendre.
2. Traité Sanhédrin, livre VI% folio 43. HD^H 11» Sy SpoV N3fV DV 'D VJsS N3fV 7*113,11 W^S inN^D
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a qïi'il vienne et qu'il le défende ! » Personne n'est venu. Alors ils l'ont pendu la veille de Pasach. »
Tout cela est dit en hébreu du temps de Jésus. Quant aux Quarante jours de criée nul Évangile n'en parle.
Même traité, on lit * : « Jésus a eu cinq disciples : Matlii, Nikaï, Nezer, Boni et Thodah. Celui qui a écrit cela en énigmes n'était certes pas un ennemi de Jésus. Mathi, c'est Matliieti qui veut dire : quousque tandem ; Nikai veut dire innocent, acquitté ; Nezer c'est Nazaréen, Nezer ou Jezer veut aussi dire, la pensée; Boni veut dire, raison, raisonnable; et Thodah, réconnaissance. Il y a bien d'autres passages énigmatiques dans le Talmud qui ont im sens caché, les uns contre, les autres en faveur du christianisme. Peu importe. L'essentiel, c'est la doctrine et les conséquences sociales qui en découlent. Dans deux traités talmudiques {Sanhédrin j livre onzième, folio 107, et Sotahy neuvième livre), on lit le passage suivant en Chaldéen .
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a II ne faut jamais repousser quelqu'un des deux mains; au contraire, quand de la main gauche on repousse, surtout les jeunes gens, de la main droite, il faut les ramener et ne pas faire comme a fait le prophète Elisée avec Gachsi et Rabbi Jehoschualî Ben Berachiahavec Jésus*. » Là dessus le Talmud raconte, que du temps où les Pharisiens furent tués par le roi Jané ce Rabbi Jehoschuah s'en alla avec Jésus à Alexandrie.
Il y a là un anachronisme, car du temps de ce roi ennemi des Pharisiens, Jésus n'était pas encore né. Le mauvais Chaldéen indique bien que c'est une légende, mais il en résulte pourtant que Jésus est allé en Egypte, tout jeune encore, avec son rabbi et maître pharisien. Au retour rappelé parSiméonben Schatach, le jeune disciple se brouilla avec son maître, en admirant la nature. Le maître le grondant, Jésus' sauta vers Bintha et se prosterna devant elle. Personne ne
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