‹ Les livres de Dieu: Moïse et le TalmudChapitre 163 sur 184 · Traité Kethuboth, livre XIII · texte numérisé non relu

Traité Kethuboth, livre XIII

l'étranger, la béte de somme, aient un jour de repos.

Si Moïse veut que Ton ménage la bête comme l'homme, on peut dire du Talmud qu'il traite l'esclave comme l'animal. Il défend* d'observer les cérémonies de deuil pour un esclave, disant : « On n'accepte pas de consolation pour des esclaves*. De même que l'on souhaite à un homme, ayant perdu son bœuf et son âne, que Dieu les lui remplace, de même pour l'esclave. »

11 ne fait exception que pour l'esclave qui a été un homme parfait. C'est le cas de dire :

« Aux vertus que vous exigez de vos serviteurs, combien de rabbins y avait-il dignes d'être esclaves? »

Le Talmud dit' d'un homme tué par un mulet* : « Ce n'est pas le mulet qui l'a tué, mais le péché. » Ailleurs il dit : <c L'animal n'attaque que l'homme à face d'animal. »

Cela cadre parfaitement avec la doctrine du

i . Traité Beracholh, livre II®, 3. Berachoth, livre ¥•.

destin et de la grâce; Dieu a créé lun pour être esclave et l'autre pour être son maître. A leur tour, les descendants de ces doctrinaires ont ëtë, durant des siècles, traites comme des bœufs et des ânes. Le Talmud ne dit-il pas luimême : a Comme tu mesures aux autres, on te mesurera ^ »

J'ai hâte d'arriver à la question de la femme, véritable pierre de touche de tout état de civilisation ou de barbarie, de lumière ou de ténèbres, de progrès ou de recul.

Quand dans l'histoire la force brutale, la tyrannie ou l'ignorance veulent exploiter une classe d'humains, elles préparent, pour ainsi dire, les victimes en les affranchissant, en les excluant de leurs devoirs. Le devoir ôté, le droit tombe de soi. Tel le boucher ou le sacrificateur blanchit et lave la brebis avant de l'immoler.

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