Dinann^mn
que riiomme est né esclave de sa caste , de son métier, de sa destinée y puisqu'il ne sera d'aucune manière ni plus heureux, ni plus malheureux^ puisquil tij a pas de bonlœur sur la terre, puisque pour être béat il faut mourir, mieux vaut mille fois être lâche, prier et ne compter que sur l'immortalité, la seule vie de l'homme.
Mais on égorge le frère, le faible, on vole la veuve, on spolie rorphelin ! Dieu punira ces misérables, non pas dans cette vie où le juste est voué au malheur, mais là-haut, quand ils seront morts. Encore ne leur faut-il qu'un peu d'humilité ; il suffit que vieux et impuissants ils confessent leurs torts commis envers les frères plus faibles, qu'ils fassent pénitence pour que Dieu leur pardonne. Encore une idée talmudique, comme nous allons le prouver dans le chapitre sur le Talmud. Quant aux volés et aux assassinés que l'on ne consulte pas. Dieu, qui sait tout, leur a déjà assigné une place d'homieur. Il reconnaît les siens; seulement les repentis ont encore plus de mérite qu'eux, et le Talmud dit en toutes lettres : « Là oii sont les repentis, les
parfaits justes ne peuvent pas rester, ni y atteindre*. »
Aussi partout où cette doctrine a pris racine, le peuple, depuis des milliers d'années , croupitil dans un honteux esclavage. Témoins l'Inde et une partie de la Chine; témoins les juifs sous la domination des Pliarisiens et du Talmud; témoins les chrétiens du moyen âge jusqu'à la renaissance du Pentateuque de Moïse et de la philosophie moderne.
Les soi-disant penseurs chrétiens et juifs qui reprochent à Moïse de n'avoir pas proclamé l'immortalité de lame comme dogme philosophique et national , oublient que Moïse n'avait qu'un but : créer une nation iibre au nom de la loi de Jéhovah , n'étant autre que la loi de la Raison!
Moïse, d'ailleurs, nie formellement toute fata-