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avant par tous les paresseux, par tous les vicieux, par tous les prévaricateurs. A les entendre, qu'ils soient simples particuliers ou gouvernements, ils ne sont pas tombés par leurs fautes, par leurs vices, leur manque à tous les devoirs, c'est que Dieu n'éiait plus a.vec eux. Cest la fatalMj cest la disgrâce d'en haut. C'est pourquoi, ajoute Moïse, je vous écris ma loi, afin que vous sachiez que Dieu ne se détourne d'un homme ou d'un peuple qu'après que cet homme ou ce peuple s'est détourné de lui et de sa loi ; en d'autres termes : celui qui perd ses droits a toujours manqué à ses deuoirs^ à moins qu'il n'hérite le châtiment du père pour le cas qu'il persévère dans ses errements; car dès qu'il retourne à la loi de la raison, en vertu de laquelle nul droit n'existe que par le devoir accompli, Dieu ne se détournera pas de lui; la loi, restant la même, fera toujours jaillir des effets salutaires des actions de bien et de justice.
Ce chapitre de Moïse devrait servir de frontispice à toutes les constitutions politiques.
Inutile d'ajouter que les Pharisiens ont professé et enseigné des principes tout à fait contrai-
res à celle doctrine fondamentale. Ils admettent la grâce et le destin qu'ils appellent arreft du
Le principe moral de Moïse est dans Jéhovah, le créateur de tous les êtres. L'idéal de l'homme, c'est comme nous l'avons dit, d'imiter Dieu, « car Dieu est la justice méme^^ » dit-il.
« Dieu*, dit-il encore, est sainte soyez donc saints comme lui*'. » Dieu étant la justice et la sainteté, l'homme doit aspirer à l'imiter et à écarter de soi toute injustice et toute impureté. Moïse procède toujours par la négation. C'est par la négation du mal qu'il arrive à Taffirmation du bien ; la haine du mal seule conduisant d'après lui à l'amour du bien. Un homme moral doit aimer Jéhovah de tout son cœur, de toute sa fortune, de toute son âme. Ce sont là ses pa-