‹ Les livres de Dieu: Moïse et le TalmudChapitre 71 sur 184 · nyiV DUT nnN n-^nn nV 6. .-^KWian · texte numérisé non relu

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Où donc le nouveau Testament a-t-il lu que l'ancien disait : « Tu dois haïr ton ennemi. » ?

LOI FONDAMENTALE DE MOÏSE. iOS

ber sous son fardeau^ garde-toi bien de F abandonner^ soulage-Ie du fardeau. Ne penche pas dans sa querelle le jugemerit de ton pauvre.

Éloigne-toi de tout mensonge, ne livre jamais à la mort Tinnocent et le juste, car je ne laisserai jamais le méchant impuni. N'accepte pas de présent corrupteur, car la corruption aveugle les sages et tord les paroles des justes. » Il répète plusieurs fois : « Ne vexe en rien ton prochain. »

Une loi n'est pas fondée sur la justice absolue sans qu'il y ait égalité parfaite devant cette même loi. V égalité j en effet, est un des litres de gloire de Moïse. Nul législateur avant lui ne Ta énoncée avec autant d'énergie et de logique. Aujourd'hui même, sous bien des rapports, l'idéal de la civilisation européenne est loin d'atteindre celui de Moïse. Cette vérité brillera surtout de tout son éclat quand nous aborderons son système politique et social. Il n'y a pas dans sa législation de trace d'unearistocratiequelconque,ni d'aucun

privilège. Les privilèges de la tribu de Lévi sont plutôt des devoirs que des droits. Cette tribu prélevait la dîme des sacrifices parce qu'elle n'avait pas de droit à une propriété quelconque. C'était un clergé forcément voué à la pauvreté et n'exerçant pas d'autre influence que celle de sa science et de sa sainteté. Du moins tel était le but de Moïse disant * : « Ils n'auront point de propriété, C'est pourquoi j'ai donné aux lévites le prélèvement delà dime pour héritage, m Et pourtant cette seule inégalité des lévites devint la cause principale de la division entre Juda et Israël. On a vu combien de fois Moïse recommande au juge de n'avoir égard pour son jugement, ni à la richesse, ni à la pauvreté. Le système d'impôt de Moïse est un système d'égalité absolue. T^ capitation de chacun est réduite à un demi-sicle afin que le riche ne paye pas plus que le pauvre*, et qu'il n'ait nulle prétention à un avantage social quelconque. Dans la pratique pourtant, le principe d'égalité se heurtait aux usages invétérés (Jus consuetudinarium). Ainsi il est douteux

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