Exode, chap. xxx, v
que Ton eût pu casser une jambe à un malfaiteur qui l'avait cassée à son prochain avec préméditation, peine basée sur l'égalité absolue. Pour l'esclavage et la polygamie, Moïse a été forcé de faire des concessions à son époque; mais, dans ces concessions mêmes, perce le génie de l'égalité. Il défend d'abord de vendre un Israélite pour esclave*. 1) défend même' de livrer à son maître un esclave étranger qui s'est sauvé. Dès qu'il touchait le pays juif il était libre. Le juif ne pouvait devenir esclave que volontairement. Mais, même en se vendant, il était libre à la septième année. En cas qu'il ne voulût pas profiter de sa liberté, le maître lui forait un trou dans le lobe de l'oreille, signe flétrissant, et il restait esclave jusqu'à l'année du Jubilé. Au Jubilé, l'esclave n'avait plus le droit de n'être plus libre, il était affranchi de force. Un maître qui tuait son esclave était puni de mort' Quand battu, l'esclave perdait un œil ou une dent, il était affranchi de droit. Tout homme volant un Is-
i. Lévîtîque, chap. xxv, v. 42.