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Les livres sacrés du Cambodge

Nous nous proposons de donner, sons le titre de Licreti sacrrs du Cambodge, une notable partie des f^citrcis, Uanipî, riioïKp Jd)Uon et sarodas, qui représentent au' Cambodge la littérature sacrée du Buddliisine. Cette puldication comprendra dix ou douze livres qui ])araîtroiit par volumes contenant deux ou trois livres, si rAdministration du Musée Guimet consent à nous continuer son bienveillant concours.

Cette année, nous commencerons par une petite 17e du Baddha et par la 17e de Devadaffa qui fut le traître de la communauté au temps du Maitre. Le second volume comprendra trois des principaux Jàtakas du Buddha, le Màha Jiiiaha^ le Nuua-ràja et le Dinu. — Les volumes suivants donneront le Scujcu}ia,\Q Mnha-suddha qui prendra deux volumes, le Vono(di-V()md , le Hàiuj-jjon , le Sanp—sad Cbey, etc., puis le Trcuj-PltHm, qui est une sorte de Somme buddhique, le Trcuj-Plièt qui paraît être un ouvrage très ancien et plusieurs autres choses qui sont données comme des prophéties [tiunnecuj) du Buddha, d’Indra, du ponhéa Rông, etc., relatives au Cambodo-e.

Tous ces ouvrages ont été recueillis au Cambodge, traduits sur place et annotés avec le plus grand soin. Ils combleront en partie une lacune dans notre lilu’airie et donneront aux lecteurs qui s’intéressent aux choses de TExtréme-Orient, aux religions de l’Inde et de rindo-Chine, les moyens de connaitre par des traductions françaises, des livres qui sont déjà depuis longtemps à la disposition des peuples de langue anglaise et de langue allemande.

Les traductions que nous donnons ici étant celles des leçons cambodgiennes d’ouvrages pâlis ou sanscrits, c’est-à-dire de livres provenant de la plus intéressante de nos colonies, au point de vue archéologique et de l’étude des religions, — le seul que nous ayons à envisager ici, — permettent de mieux pénétrer dans ràme, dans la conscience et dans la mentalité d’un peuple qui nous a confié ses destitinées. C’est en étudiant ses livres religieux, qui sont ses livres d’éducation, autant que ses recueils de lois que j’ai déjà successivement donnés, que nous parviendrons à lire en lui ce qu’il est nécessaire que nous sachions pour le galvaniser, lui rendre son énergie perdue et le conduire aux nouvelles destinées que nous paraissons lui avoir ouvertes en pénétrant chez lui, en le mettant en contact avec des hommes d’une autre race, avec une civilisation plus avancée, autre surtout que celle dont il mourait. Nous avons trouvé ce peuple couché sur les ruines de sa grandeur, de sa

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