PREFACE DU TRADUCTEUR
puissance passées, incapable d’un inouveinent pour échappera la mort, d’une pensée nouvelle pour sortir de ce Xii'vana, de cette maladie du sommeil intellectuel qui laisse vivre le corps alors que déjà l'ànie est moribonde ; il nous appartient de le réveiller.
Ces livres permettront à nos concitoyens qui vivent au Caml)odo-e de mieux comprendre le mal dont il se mourait, de mieux connaitre le frein moral qui lie les consciences khmères, et qui, hélas! lie aussi les énergies, endort l’esprit et tue la nation. Peut-être, après les avoir lus, après avoir compris l’action que doit exercer à la longue une morale ainsi anhumaine que celle qu’on trouve dans les livres buddhiques de la perlection en vue du salut et de la « mort absolue » du Nirvana, comprendront-ils quel est le moyen qu’il faut employer, pour — sans ruiner la moralité, sans l)riser tous les principes d’ordre social et d’honnêteté, qui sont 1 armature du peuple cambodgien, — galvaniser ces hommes qui, dans la recherche du salut personnel, ont perdu la notion de ce qu’ils doivent au pavs, tout sentiment de solidarité sociale. Si ces livres avaient cette action, s’ils étaient assez forts pour obliger ceux qui les liront, surtout ceux qui les liront au ( ambodge, à regarder de plus près la conscience caml)odgienne, ils auraient rendu le service le plus grand que nous attendons d’eux.
Adhémard Leclère.