‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 118 sur 275 · L’ai-bre de (a Bodlii, bod/iirfiksu · texte numérisé non relu

L’ai-bre de (a Bodlii, bod/iirfiksu

pas le retrouver de suite : c’étaient Phatty, Anurutli, Anônt, Phakou, Kimbila et Tévatat ’ ; c’est de Tévatat dont on parle ici.

Un jour, les six pères de ces jeunes })rinccs’, se trouvant ensemble par hasard, causèrent de toutes sortes de choses, inutilement; subitement, l’un d’eux lit observer aux autres que leur rencontre était curieus(', parce ([u’ils étaient les seuls [des 10.000 parents] (|ui n’eussent pas envoyé leurs lils rejoi)ulre le Saint. « (>)u’importe, dirent-ils, cela n’empéclie pas (pie nous sommes .ses parents. »

(ijuand le père d’Anônt qui, jiar la suite devait succéder à Suthôtou, rencontja son lils, il lui dit : « Vous êtes de sang royal, si vous désirez aller rejoindre le Saint, vous })Ouvez y aller, je ne ferai rien pour vous en empêcher. » Anônt (pü aimait le plaisir ne répondit rien et s’en alla rejoindre ses amis.

A quelques jours de ht, les six jeunes gens s'amusaient au jeu de boule; la ])artie étant finie, ils se mirent à causer sérieusement et décidèrent d’aller touslessix rejoindre le Saint et dévêtir l’habit religieux que tous ses disciples jiortaient.

Quand les sept jours furent passés, ils sortirent de la ville avec toute leur suite, comme s’ils allaient s’amuser dans la campagne. Parvenus à un endroit peu éloigné de la ville, ils laissèrent leur suite et continuèrent d’avancer, n’ayant avec eux que leur barbier nommé Up|)oli. truand ils furent arrivés ;i la frontière du royaume, ils se dévêtirent de leurs riches haijits, les plièrent avec soin et les remirent à Uppoli en lui disant:

— Nous te donnons nos riches habits ; prends-les et retourne à la ville; tu les vendras et tu seras riche.

1. bliaddi, Annruddhîi, Ananda, lîhagu, Kimbila et Dovadatta, ce dernier, fils de Suprabuddha et beau-frère du Huddlia.

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