‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 119 sur 275 · Kauniar (sanscrit haniara · texte numérisé non relu

Kauniar (sanscrit haniara

LË SATRA DE TÉVATAT

Uppoli, voyant (iue les jeunes princes ([u’il aimait, (juittaient le royaume, se mit à pleurer et, tout triste d'être seul, reprit la route qui conduisait à la ville. Mais alors, la pensée lui vint (pie, s’il rentrait seul avec les halûts des six jeunes gens, on ne manquerait pas de l’accuser de les avoir tués pour les dépouiller. (( Leurs parents, pensait-il, ne voudront pas croire que leurs fils m’ont donné leurs vêtements et me feront mourir. » Alors il suspendit les vêtements :i un arbre et courut après les jeunes gens.

— Pourquoi reviens-tu? lui dirent-ils.

— Je reviens avec vous, dit-il, parce (pie je veux me faire religieux avec vous.

— Viens, dirent-ils.

Alors, étant arrivés prés du Saint et s'étant prosternés devant lui pour le saluer, ils lui présentèrent Uppoli qui, dans le monde, était un homme d’une caste inférieure à la leur et, par humilité, ils le prièrent de le recevoir avant eux au nombre de ses disciples, afin qu’il fut leur ancien et lui dussent le respect.

Le Saint accéda à leur désir et, peu de temps après le barbier Uppoli, ils prirent l’habit et la sébile' des religieux. Tous arrivèrent rapidement à un haut degré de sainteté, sauf Tévatat qui, une fois (pi’il eut acquis le pouvoir de faire des miracles, cessa d’avancer dans la voie de la perfection.

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