‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 124 sur 275 · Sanscrit Sdrlpulrc ; pâli S(u-ipitto ; et Mapdl/uui · texte numérisé non relu

Sanscrit Sdrlpulrc ; pâli S(u-ipitto ; et Mapdl/uui

déti ônei' son père et de s’emparer du pouvoir royal, j^uis de travailler ensemble :i faire mourir le Saint pour le mettre à sa i)lace. Arhéatasalrau, qui était un enfant méchant, jaloux et envieux, se laissa convaincre et lit jeter son père dans une cave souterraine, puis il s’empara des biens sacrés du royaume.

G. — Première tentative contre le Buddiia. — Les .000 archers

Quand cela fut fait, Tévatat fut le trouver et lui demanda 500 pois armés d’arcs, afin de faire tuer le Saint par eux. Le nouveau roi lui donna les 500 hommes qu’il demandait et 'l’évatat les conduisit au pied d’une petite montagne où SC trouvait alors le Saint. Le Buddha les voyant venir :i lui, leur montra le sourire, et ils furent saisis d’un si grand respect qu’ils demeurèrent immobiles devant lui, sans oser lâcher leurs flèches, 1)ien que celles-ci fussent déjà dans les encoches et ({ue les arcs fussent bandés.

— (ilui vous a envoyés pour me tuer? leur demanda le Saint .

Ils lui répondirent que c’était Tévatat ; alors il les prêcha, les convertit et les renvoya chez eux.

7. — Deuxième tentative de meurtre. — Le rocher. — Le Buddha est blessé

Tévatat voyant (]ue .sa tentative avait échoué, monta sur la petite montagne' et, voy ant (pi’un gros rocher qui do-

1. Cette montagne, plutôt une colline, une butte, est nommée /iu’c7(/.ot dans la Vie du Budditd, qui est donnée ci-dessus. Voy. page 80.

LE SATRA DE TÉVATAT

minnil le Saint tenait à peine au sol, il le poussa. Lcincher roula sur le flanc de la montagne et passa tout près du Jluddlia, mais sans le toucdicr. Alors Tévatat, n’entendant pas un mot, crut (pie le fSaint était mort: il descendit de la montagne pour s’en assurer et l’appela deux ou trois fois par son nom. Xe le voyant pas, il leva les yeux et le vit au sommet do la montagne. Il y monta, mais cpiand il fut au haut, le Saint n’y était plus et il le vit au pied de la montagne.

Cependant le Buddlia se demandait : (( Quelle faute ai-je donc commise au cours de l’imo de mes précédentes existences pour que Tévatat me poursuive ainsi et cherche à me faire mourir ? » Alors, ])ar un effet de ses mérites, il se rappela qu’un jour, étant ivre, il avait avec une petite pierre blessé un ascète et que ce saint avait higèrement .saigné. Il vit encore qu’il avait déjà expié cette faute au cours de 109 existences, et qu'il devait encore l’expier une fois au cours de celle-ci, bien que cette faute l’eût (hijà conduit en enfer. D’autre part, il comprit que la rage de colère était si forte en Tévalat qu’il allait certainement en mourir, si les tentatives (lu’il faisait pour atteindre le Saint n’aboutissaient pas, et il décida d’étre blessé.

Alors, comme Tévatat faisait rouler sur lui un second rocher, ce rocher en rencontra un autre et se brisa en un grand nombre de morceaux qui volèrent de tous cc'jtés. Le Saint tendit son pied et un éclat le bles.sa légèrement; un peu de sang coula et Tévatat se retira joyeux.

8. — Troisième tentative de meurtre. — Les ÉLÉPHANTS. — Un jataka: Le Cygne

A quelque temps de là, le Saint était revenu à Réaçhéakris, s’en allait par les rues avec .sa sébile pour demander

l’auiiiùiie du riz. Tévatat, de nouveau pris de rage, demanda au roi ses jilus inécliants éléphants et les envoya au devant du Buddha. Celui-ci, qui marchait suivi de ses disciples, les vit venir, mais il lit comme s’il ne les voyait pas et continua son chemin du même pas. Anônt, l’ancien ami de 'J’évatat, voyant le danger (pie courait le Saint, voulut se mettre devant lui, mais celui-ci lui dit :

— Anônt, restez à votre place; ces éléphants ne me feront aucun mal.

Et il passa avec ses disci])les près des éléphants, sans que ceux-ci lissent un seul mouvement. (Euind le Saint eut reipi l’aumône, il sortit de la ville pour se retirer en son monastère; il y fut suivi par une grande masse de peuple et il y recnit encore licaucouj) d’aumônes, (ylumid il eut mangé, il prêcha tous ceux (jui étaient là et 80.000 personnes reçurent la foi ce jour-là. Alors, beaucoup de personnes qui avaient vu l’acte courageux d’Anônt, se mirent à louer son action. Le Saint leur dit :

— Ce n’est pas la première fois ((u’Anônt expose sa vie pour moi. Dans une existence antérieure, alors (pie j’étais roi des ciguës {/lan^sa), Anônt était mon frère cadet; or, un jour (pie je courais un grand danger, il me sauva la vie, et peu s’en fallut (pi’il fût tué ;i ma place.

9. — Les cinq propositions de Devadatt.a. — Division dans la Communauté

Quand le roi apprit ce (pii s’était passé et qu’Anônt avait exposé sa vie pour sauver celle du Saint, il ordonna aux oOO hommes qu’il avait donnés à Tévatat de rentrer au {lalais et celui-ci sc trouva tout seul. Alors jiersonne ne lui lit plus l’aumône, et il fut si dénué de ressources (pi’il résolut

LE SATRA DE TÉVATAT

de diviser la communauté et de devenir le chef de ceux (]ui se sépareraient du Saint. Alors il alla trouver le Buddha et lui proposa cincj articles qui, disait-il, étaient de nature à accroître la sainteté des arahats : 1“ qu’il permit de vivre dans les bois, loin du monde, à ceux de ses disciples (jui voudraient adopter ce genre de vie; 2" ({u’il permit de ne vivre que d’aumônes reçues dans la sébile, ;i ceux qui s’engageraient il vivre ainsi; 3“ (ju’il laissât les religieux libres de s’habiller pauvrement ou de ne pas s’habiller du tout ; 4" (pi’il permit le vœu perpétuel d’habiter toujours un tronc d’arbre ou sous un arbre; 5" (ju’il autorisât le vunide ne jamais manger ni chair ni poisson.

Le Saint repoussa ces ciiK] [iropositions. Alors Tévatat se leva et, s’adressant aux religieux, leur dit:

— Que ceux qui veulent atteindre le parfait lionheur me suivent.

Alors 500 de ceux (pii étaiimt là se levèrent et le suivirent, car ils étaient séduits par les cinij i)ro|)0.sitions de Tévatat. Voyant (pic Tévatat avait divisé la communauté, le Saint entreprit de le prêcher et de lui montrer (lu’aucun plus grand crime ne [louvait être commis. Mais Tévatat l’éeouta sans répondre, puis sortit, emmenant avec lui en son monastère, (pie le roi Aehéatasatrau lui avait donné, les .hOO disciples (pii l’avaient suivi. Bientôt il se trouva des gens du peuple pour porter l’aumône à ceux-là.

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