‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 127 sur 275 · Maladie DU Buddha. — MaladiI': de Devadatta · texte numérisé non relu

Maladie DU Buddha. — MaladiI': de Devadatta

— Repentir de Devadatta. — La terre l’engloutit.

— Prédiction du Buddha relative a Devadatta.

Ayant ainsi parlé, le Saint sortit de Réaçhéakris et s’en alla à Sravasti. Il y tomba malade et, en même temps, Tévatat, ((ui habitait Réaçhéakris, tomba malade. Le Saint fut malade quebiues jours, mais la maladie de Tévatat dura neuf mois. Alors, il fut pris d’un si grand désir de revoir le Saint, cpi’il pria ses disciples de le porter à lui. Ils lui dirent :

— Quel bien voule/.-vous donc qu’il vous fasse, à vous (]ui avez essayé de lui faire tant de mal ?

— ■ Hélas! dit Tévatat, il ne m’a fait que du liien et je n’ai eu d’autre désir ipie de lui faire du mal. Je ne sais ce qu’il fera pour moi, mais, je vous en prie, portez-moi :i lui.

Alors ses disciples construisirent un palamiuin avec des bambous et du rotin, puis, ayant mis Tévatat dessus, ils s’acheminèrent vers l’endroit où se trouvait alors le Buddha.

Comme ils étaient à une courte distance du monastère, des disciples du Saint les virent et furent le prévenir que Tévatat, malade et sur un palampiin porté par ses suivants, s’avancait pour le voir. Le Saint répondit:

— Je le sais, mais il ne me verra pas.

Les disciples ajoutèrent :

— Il n’a pas paru ici depuis le jour où il est venu vous proposer les cinq articles, maintenant il revient.

Le Saint leur dit :

— 'IV'vatat est un orgueilleux (|ui a toujours obéi à ses désirs, (|ui n’a jamais voulu suivre aucune ivgie, (jui n'a jamais voulu respecter la Loi (jue j’ai eu tant de peine :i lui enseigner. C’est à cause de cela que, bien qu’il vienne pour me voir, il ne me verra point. Il ne me verra i)as parce qu’il a voulu s'élever contre moi, parce qu’il a voulu diviser la communauté.

(Huand Tévatat fut plus près, (piclques disciples du Saint vinrent lui dire (pi’il n’était i)lus (pi’à un yucli' :

— Je le sais, dit le Saint, mais il ne me verra pas.

(Juand 'l’évatat ne fut plus ([u’à un demi yuçli de Sra-

vasti, les disciples vinrent le dire au Buddha :

— Je le sais, dit celui-ci ; cependant il ne me verra point.

(^uand 'l'évatat fut arrivé au liokkraney' du monastère, les disciples du Saint vinrent lui dire ;

— • Il est tout près, car il est arrivé au bassin des lotus.

— Je le sais, dit le Saint, mais, si près (pi’il soit de l’endroit où je suis, il ne me verra point.

Cependant, étant arrivé au bassin des lotus du irumastère, 'l'évatat donna à ceux qui le portaient l’ordre de s’arrêter. Puis il descendit à terre et se dirig'ea péniblement vers le vihâra oii se tenait le Buddha.

Mais alors, sous ses pas, la Mohâ-Pràthapî (la Terre) s’entrouvrit ; ses pieds entrèrent dans le sol, puis ses jambes y disparurent, puisses cuisses, puis ses reins, puis son ventre, puis sa poitrine, puis son cou, puis son menton. Alors, voyant (ju’il allait être englouti, Tévatat s’adressa au Buddha cpi’il ne voyait pas et cria:

— ^'ous êtes le plus grand des Etres, vous êtes le par-

1. Un jiojaiKi, 13 kil. 600 inctres. — Le//q/««n comptait 8.000 brasses

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