‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 134 sur 275 · Le texte porte : « une parole, deux paroles · texte numérisé non relu

Le texte porte : « une parole, deux paroles

4. En pâli asankhetji/a. immeme période de temps qui peut se représenter par l’unité suivie de 140 zéros,

PRÉAS MOHA-CHÎNOK

il ne se tairait pas, lui qui d’un regard peut voir tous les cœurs, les hommes, les animaux [qui sont sur la terre] et les oiseaux. Y a-t-il des hommes, des animaux, des oiseaux qui, l’ayant entendu enseigner et prêcher avec sa belle voix douce et harmonieuse, n’aient été ravis? Ces hommes, ces animaux, ces oiseaux aspirent dès lors aux biens du paiadis, et aux biens que le Buddha trouvera après sa mort'. L’ayant entendu, il ne leur est pas dillicile d’avoir ces biens. Quels sont les hommes, quels sont les animaux et les oiseaux qui, dénués de mérites, ayant entendu ses prédications, sont assez hardis pour insulter le Buddha, si intelligent, et pour nier sa puissnnce. Ces hommes, ces animaux, ces oiseaux, en faisant ainsi, se passeraient eux-mêmes au cou un nœud coulant et se lieraient à une corde au bout de laquelle se trouverait une pierre grosse comme le sommet du mont Suméru, qui les entraînerait au fond des enfers; ils seraient ainsi punis de l’avoir méconnu. Quand le Saint enseigne, c’est pour emmener sur la route du paradis, les hommes, les animaux et les oiseaux qui l’écoutent. Si donc quelquesuns viennent insulter le Saint quand il les enseigne, ils prennent une autre route, celle de l’enfer.

— Alors pourquoi n’a-t-il dit que quelques paroles, pourquoi maintenant garde-t-il le silence? Si quehiu’un le prie de parler, peut-être bien qu’il consentira à achever son récit.

Alors, les jeunes religieux levèrent leurs deux mains jointes au-dessus de leurs têtes et se prosternèrent: l’un d’eux [s’adressant au saintl lui dit :

— Vénérable seigneur! le Préas Moha-Çhînok dont vous nous avez parlé un instant avait beaucoup de mérites. C’est parce qu’il a su apaiser ses sens que vous êtes devenu

Page 1