Saint Buddha, mis ici pour saint Bôdhisattva
3. Voici le discours que les divinités tinrent au Bôdhisattva, d’après un autre texte : « O seigneur, parfait en mérites, voici que le temps est venu de descendre sur la terre. Vous ne désirez ni les honneurs convoités par les hommes, ni la puissance des dévas ou des brahmas ; vous désirez obtenir la Bodhi, enseigner les humains et les conduire au Nippéan ; descendez donc sur la terre où les humains sont sans professeurs et se débattent dans l’océan des existences successives. Allez à leur secours, ayez pitié d’eux et consentez à devenir l’Omniscient. Entrez dans le vaisseau de la vraie Loi et sauvez les êtres qui veulent être sauvés. »
4. Les textes pâlis, de même que notre texte, parlent de cinq cilohanas. Le Lalita-Vistara sa,nscvit ne parle que de quatre : examens du temps, des continents, des pays, des familles ; il omet l’examen de la mère. — Les noms pâlis de ces cinq vilokanas sont : kalain, temps; dipain, continents; disdih, région; kulam, famille : et matarn, mère. — La leçon siamoise donnée par M. Alabaster parle aussi de cinq exa-
2" Tipang reclicrclier dans lequel des quatre continents le Ruddha doit paraître.
3® Tésang : rechercher (pielle contrée est favorable à sa venue.
4" Kolang : recherclicr l’excellente famille (dans laquelle il doit naître).
5® Matûvang .- rechercher de quels mère et père il doit naître.
Ayant examiné ces cinq points de vue, le saint et éminent Bôdhisattva accepta l’invitation des 10.000 tévodas’, descendit du Tosœt sLiorkéa et vint reprendre son existence dans le ventre* de la sâmdach préas srey Mâha-Maya-tévi, le jour de jeudi (pii était un jour de pleine lune du mois d’Asatld de l’année du Cocj [roka).
mens, mais ils ne sont pas absolument ceux que les Cambodgiens admettent : le premier examen, au lieu de porter sur la nature des êtres, porte sur la durée de la vie humaine ; le dernier ne porte point sur la recherche des père et mère, mais sur l'âge de la mère. — Voy. H. Alabaster, The Weel of the La:c, 1871, p. 9:1.
1. En outre,cinq signes vinrentl’avertir que le temps qu’il avaità passer dans le paradis des Tusitas était sur le point d’être écoulé; les voici d’après la version siamoise que M. Alabaster a donnée: « Les fleurs dont il était orné llétrii-ent, sa robe parut décolorée et salie, des sueurs coulèrent des pores de sa peau, son teint doré brunit et se décolora, il ne pouvait demeurer calme sur sa céleste couche » {loc. cit, p. 92).
2. Phleji, voûte, ventre. — Ventre de la très royale sainte et bienheu reuse Mà h a- M a y a - 1 é V i .
3. A^tidlia, la quatrième lunaison de l'année astronomique ciui commence au solstice de printemps et qui correspond à juin-juillet. — Notre texte ne dit 'pas que cette réincarnation fut l’objet de grands prodiges. Les voici d’après le texte siamois : « La terre trembla ainsi que tous les mondes. Les aveugles qui désiraient voir, virent; les sourds qui désiraient entendre, entendirent; les muets recouvrèrent la parole.... les flammes de l’enfer s’éteignirent, la faim insatiable des prêtas fut apaisée, l’eau des mers devint douce..., etc. (Alabaster, pj). 95-96).
LE PKEAS PATIIaMA SÀMl'IÎOTHIAN