‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 185 sur 275 · Dûthukot · texte numérisé non relu

Dûthukot

NMMÉA-RÉACH CHÉADAK

Ayant dit ces paroles, comme en passant, le Saint s’assit, croisa convenablement ses jambes, demeura silencieux, et ne parla plus.

Ici une question fut po.sée : — O vous’ 1 quand le Saint qui a des mérites, ayant dit ainsi quelques mots, cesse de parler, demeure en silence, (juelle en est la raison? A-t-il un motif pour se taire ? N’a-t-il plus rien à enseigner à partir de cet instant-là ?

Voici la réponse : — Non, les prêches de la loi du Saint ne sont pas si faciles :i épuiser, ils sont au nombre de 900.000 ' saints et sacrés recueils. Quand il ne dit que ([uelques mots, cela ne signifie pas qu’il n’a plus rien à dire.

Un autre achar demande : — S’il n’a pas épuisé [ses prêches],alors pourquoi se tait-il ? Est-ce parce que le Saint est paresseux ?

Un achar, ayant entendu ces mots, répondit: — Il n’est pas paresseux ; n’a-t-il pas, depuis quatre âsangkhay ', amassé les biens complets de la science ? Comment pouvezvous dire qu’il est paresseux et qu’il n’a plus rien à dire ?

Ibi autre achar dit : — Mais alors, s’il n’est pas paresseux, pourquoi ne prêche-t-il pas ?

Un achar répond : — Il demeure en silence parce qu’il désire donner plus d’extension au prêche de la Loi.

Un autre achar dit : — Si le Saint veut donner plus d’extension à son prêche de la Loi et s’il demeure toujours

1. Il est visible, connue dans le Molia-Çliînok, que le présent récit est ici donné, non comme immédiatement recueilli de la bouche du Buddha, mais comme ayant été fait par un conteur qu’on peut interroger.

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