‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 186 sur 275 · Du p. asankheijo · texte numérisé non relu

Du p. asankheijo

silencicLix comme il est en ce moment, comment pourra-t-il développer le prêche de la Loi ?

Un autre répondit : — Le Saint reste silencieux parce (ju’il désire examiner la naissance des gens qui ont acquis des mérites et celle de ceux qui sont sans mérites. Ceux qui ont des mérites, après avoir entendu le prêche de la Loi, diront que le prêche de la Loi est doux et mélodieux, agréable à entendre. Ceux qui auront profité [de l’enseignement] du .saint prêche de la Loi auront soit les biens de ce monde-ci, soit les biens du paradis Nirvana ', qui est un séjour magnifique et certainement d'aussi grande abondance qu’on peut le désirer. Celui qui ne profite pas de l’enseignement, qui n’acquiert ni vertus ni mérites en entendant prêcher la Loi du Saint, qui méprise cette Loi et qui, parlant d’elle, dit ; « Préas Buddha veut en.seigner la Loi, à ([uoi bon prêcher ainsi et raconter ses naissances antérieures ?.. Parler ainsi c’est agir comme celui (jui prendrait un morceau de fer gros comme le sommet d’une montagne, qui se le pendrait au cou et se projetterait dans le Norok ou l’un des autres chadorabey oubliant à ce moment (jne le Saint est venu prêcher afin de donner à tous les êtres les moyens de se procurer les biens du paradis, et que le Saint est venu prêcher pour conduire les êtres au Nirvana. Voilà pourquoi le Saint est demeuré .silencieux. Il est convenable qu’un des anciens vienne inviter le Saint [à parler] ; alors il prêchera la sainte Loi h Si personne ne \a le prier de prêcher, il ne parlera pas.

Alors les religieux, saints dont les passions sont éteintes,

1. Sàihhat siior nipjH'dU, du pâli saiul)0(f;/ü scurtfa iiiblxiiKi.

2. Xoro/.- est le sanscrit n(ir(il,(i , enfer; chadorahcn vient du sanscrit i <iti(rap((ii(i, les quatre lieux de souffrance, qui sont : le monde des enfers, celui des animaux, celui des prrlas ou ombres alîamêes, et celui des asuru.s ou géants.

."1. Prôiis thonn tùsna.

NIMÉA-RÉACII CIIÉADAK

a ces mots, se mettent à genoux, élèvent leurs mains jointes, les dix doigts et les ongles se touchant, comme une jeune fleur de lotus (non encore épanouie) ((ui vient de sortir, et les portent au-dessus de leurs précieuses têtes. Ayant ainsi salué le Saint, ils lui disent :

— Vénérable seigneur, saint Buddha méritant et prospère, vous nous avez dit, il y a déjà un instant, (pie vous avez pris naissance comme Bodhisattva sous le nom de Pixhis bat jMokbatévéa-réaçb. Qu’avez-vous voulu dire? Nous n’avons pas clairement compris et nous venons vous demander de vouloir bien employer votre belle et divine intelligence de Saint, votre faculté divine nommée boppé nivéasarnissatti nhéan' à nous raconter, afin cpie nous la connaissions, l’histoire de votre existence à cette épocjue déjà bien éloignée.

Le saint Buddha ayant accpiiescé à cette prière de tous les religieux, employant son intelligence divine’ et la faculté nommée boppé nivcascujussatti nhéan, évoque son existence déjà passée depuis longtemps et commence ainsi son prêche.

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