Khtiuin kèsar kèani phorchuk
6. C’est aussi six salas pour les aumônes que la mère de Vésantara avait fait élever aux mêmes endroits qu’il est dit ici. — Voir mon Livre deVùsandâr, le roi eharitidjle, 1902, p. 19.
NIMÉA-RÉACH GHÉADAK 235
une à chacune des (juatre portes de la ville royale, une au milieu de la ville et la dernière à la porte principale du palais royal. C’est là, dans ces six salas, qu’il venait chaciLie jour distribuer ses biens aux mendiants, aux pauvres, aux miséreux, et qu’il donnait journellement jusqu’à 100.000 dâmœngs d’or', sans laisser passer un seul jour. Il observait les cinq préceptes^ et tous les jours saints et consacrés, conformément à la coutume établie par le saint Buddha, depuis la plus haute antiquité, et qu’on avait observée jusqu’à lui. Il conseilla à tous les habitants de célébrer les fêtes [religieuses], de distribuer des aumônes en grand nombre, leur disant qu'en retour ils obtiendraient la prospérité sur cette terre et les biens du paradis au séjour des tévodas. Aux habitants qui étaient timides, peureux, effrayés, il disait que ceux qui ne suivraient pas ses conseils iraient habiter les enfers.
Les habitants, ayant compris les conseils que leur donnait le Bodhisattva, distribuaient tous les jours de nombreuses aumônes et ne cessaient point de célébrer des fêtes. A leur mort, les gens de ce pays s’en allaient directement renaître au paradis des dieux, où ils trouvaient tout en abondance. Quant aux enfers, ils n’y entrait plus personne.
— O Seigneur! à cette époque, les dieux du Tray-Trœng", s’étant rassemblés dans la sala Thamma-suphakka', se mirent à causer entre eux de la perfection, de la prospérité du Bodhisattva, puis ils dirent :
— Eh ! vous autres, savez-vous que le roi Niméa est très