‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 203 sur 275 · Du p;ili ('(tiuranijd, ([WAivc divisions · texte numérisé non relu

Du p;ili ('(tiuranijd, ([WAivc divisions

2. L’aumône dans la sébile, du p;\li pinfijiato, boulette [de riz] dans le pata.

3. Du s. t/’idcar n, p. tiervara, les trois vêtements rituels.

fait, et les enunena au préas hanléa' où il les Ht asseoir sur des tapis de soie. Ceci fait, il leur présenta toutes sortes de vivres exciuis.

Quand les ascètes eurent fini démanger, le roi leur dit a tous :

— A partir de ce jour, venez, tous les jours, recevoir l’aumône en cet endroit.

Les 10.000 acceptèrent l’invitation du roi et vinrent dorénavant recevoir l’aumône tous les jours .sans jamais y manquer.

Alors le roi, voyant ({ue cet endroit était un pays superbe, y laissa des hommes qui construisirent des habitations et se mirent à cultiver des rizières et des champs. Quant au roi luimême, il continua de donner des aliments aux 10.000 ascètes, en cet endroit pendant -10.000 [années].

Indra ayant ainsi raconté cette histoire du passé au roi Niméa, ajouta :

— O grand roi ! ce grand kshatriya du bienheureux et grand royaume de Bénarès qui nourrissait 10.000 ascètes, c’était moi-même. Je célébrais beaucoup de fêtes, je distribuais beaucoup d’aumônes, je m’étais fait le fournisseur et le serviteur des 10.000 ascètes et je fis tout cela jusqu’à la fin de ma vie. Voilà pourquoi je suis rené Préas Lyntréâthiréaçh, mais je n’ai pu m’élever au-dessus du Kamavachara-phûm, (lui compte six paradis étagés. Quant an 10.000 ascètes, plus heureux que moi, ils sont allés renaître au Prohméa-loukh C’est pour cette raison que je vous ai dit (jiie les fruits avantageux de celui qui est religieux,

1. Pavillon royal, provisoire, peut-être du pâli pannasalu, hutte faite de branchages.

2. Brahma-loca, le séjour des dieux brahiuas; il s’agit ici des ;•»/;«- /jra/iinas, qui sont au nombre de seize et situés les uns au-dessus des autres, plus haut que les déva-lokas.

NIM H A-H ÉACII CH ÉAD AK

sont plus l)eaux (pic les traits de celui (pii distiil)UO un grand nombre d’aunnînes, (jui célèbre beaucoup de fêtes, (pii observe tous les précejites conforméinent aux enseignements du Buddba.

Indra ayant ainsi conseillé, renseigné le Bodliisattva, se retira, traversa l’espace et rentra chez lui.

A ce moment, le Saint reprit :

— O mendiant ! le sâiiidacli Indràdhirâja qui est le Koiiimadéng-krâla' de mking srey Sueladiéadar' et (pii est le chef de tous les tévodas, ayant lini d’enseigner et de conseiller le roi ISbniéa, roi du pays des Vitéréas, traversa les airs et rentra au Dliamma-subliaga-sala où tous les tévodas du paradis des Trente-trois étaient rassembhis.

Ici est terminé le récit d’un voyage d’Indra (pii est descendu à terre pour renseigner, trancher les deux embarras du Bodliisattva.

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