Du (rône
2. Sita tiKihd nadi, << la gi'aiule rivière de Sita ». nu « la grande et belle rivière ».
Le roi, ayant entendu ces paroles, demanda encore :
— Ltes-vous seul en cet endroit on bien s’y tronve-t-il nn grand nombre d’antres ascètes'?
L’ascète boroliœt répondit :
— Seigneur, grand roil ne croyez pas que je suis seul en cet endroit; lÜ.OUO ascètes habitent ce même endroit de la forêt; tous ceux-là. comme moi, ont obtenu les cimj aphinliéan, les quatre çhbèan et les huit samabat; ils connaissent les existences des quatre derniers kalpas; rien n’est caché à leurs yeux.
Le grand ksluitriya suzerain, ayant ainsi appris qu’il y avait 10.000 ascètes en cet endroit de la forêt, eut dans son cœur le désir d’aller leur olfrir des vivres; alors, s’adressant à fascète borohod, il lui dit :
— Ascète ! j'ai entendu dire, j’ai appris par vous qu’il y a lO.tlOO ascètes dans la foret; je serais bien heureux d’aller leur offrir des vi\ res. Dites-moi comment on peut arriver jusque-là?
L'ascète boroliod, à ces paroles, répondit :
— Vous ne pouvez pas aller en cet endroit parce qu’il y a une rivière très dangereuse nommée Sœtéa-néati (jui coupe la route et (]ue personne n'a jamais jin traverser. Cependant, venez, vous resterez de ce côté-ci de la rivière et moi je la passerai en volant, puis j’inviterai en votre nom les 10.000 ascètes :i traverser cette rivière et à venir recevoir votre aumône.
Le grand klisatriya accepta la proposition de l’ascète et dit :
— A’ous avez raison. A’ous avez, avec votre intelligence, trouvé le moyen de me satisfaire.
Alors le roi donna l’ordre de préparer immédiatement tout ce ([u’il fallait pour le voyage et pour l’aumône qu’il voulait faire aux 10.000 ascètes.
NIMÉA-RÉACII rnÉADAK 247
Le roi quitta son royaume avec les chadorong', (juatre armées qui sont : le séna des éléphants, le séna des chevaux, le séna des chars et le séna des fantassins qui suivaient dans son cortège chacune à son rang. Quant au grand ascète horohœt marchant toujours devant, comme un guide, il conduisit le roi jus{(u’au bord de la grande rivière. A cet endroit, le roi donna l’ordre à tous les sénas de construire des abris et de placer des gardes afin d’empécher les animaux féroces d’approcher. Puis, s’adressant à l’ascète borohœt, il lui dit :
— Ayez la bonté, je vous prie, d’aller inviter en mon nom les 10.000 ascètes à venir, en volant par-dessus la rivière, prendre le bœntibat’ demain matin chez moi.
L’ascète horohœt, ayant reçu cet ordre du grand kshatriya suzerain franchit en volant la grande rivière et s’en alla prévenir les saints religieux que le grand kshatriya du bienheureux et grand royaume de Bénarès était venu s’étaldir de l’autre côté de la grande rivière de .Sita et les priait devenir recevoir la nourriture (pdil avait apportée pour eux.
— O vous, les 10.000, leur dit-il, le grand roi m’a chargé de venir vous inviter à venir rccevoii' ranmône chez lui, au bord (le la rivière, demain matin,;! l’heure convcn;ible du jour.
Les 10.001) :iscètes, ayant ;iccept(‘ l’invihition du gniiid kshatriya suzerain, se levèrent dès l’apparition du soleil, vêtirent leur plus beaux tr;iy-chivor', prirent leurs sél)iles, puis s’élevèrent d:ins les airs, tniversèrcnt la rivière comme ils :i valent coutume de h* hiire et, en un inst:int, :irrivèrent au c:impement du roi. Celui-ci, apercevant les 10.000 ascètes qui ven:iient vers lui, :dlales recevoir, très heureux, sati.s-