‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 223 sur 275 · Do lapis laziüi, de topazes et de brillants · texte numérisé non relu

Do lapis laziüi, de topazes et de brillants

2. Du p. Sitdliiiiiiina drea snldKKjd .sa/n, salle de la suprême Loi agréable. C’est de cette salle qu’il est dit dans le //fo-tVn/n.?rf,.ô2' lecture : « Là, sur le sommet du mont Méru, les dieux admirent la salle magnifique oii ils sont admis; ouvrage étonnant de Visvakarman; cette salle resplendissait eomme le soleil; les colonnes y étaient d’or, les arcades de diamant et de lapis-lazuli. On y trouvait tout ce que l'esprit peut imaginer dans son caprice; cent trônes brillants; des filets de pierres précieuses couvrant les inter\ ailes d’une croisée à l’autre; des métaux de toute espèce; des ileurs de toutes les saisons; de tous côtés, une magic vraiment divine. L’âme transportée de joie, les dieux entrent tlans la salle, où leur place est déterminée suivant leur dignité, et ils vont s’asseoir sur des sièges superbes, sur des trônes élevés, couverts de riches tapis... »

NIMÉA-RÉACH CH É AD AK 271

chef des dieux le salue et l’invite de suite à g’ouverner de moitié avec lui le Trey-tra'ng, par ces paroles :

— Grand roi! c’est un grand voyage que de venir chez nous. Je vous ])rie de rester avec nous ici et de régner sur la moitié du Trey-traaig et d’étre le Kysaur-kompûr de la multitude des tévodas.

Le roi Niméa, ayant entendu l’invitation d’Indra, lui répondit :

— Seigneur! vous êtes rEysaur-kompûl de la multitude des tévodas, et vous devez le rester. Je vous remercie beaucoup, maître, de l’otïre (pie vous me faites de me donner à gouverner la moitié du Tn'v-trceng. J’acc’epterais avec un tries grand plaisir, mais il y a un proverbe (pii dit : « Un pauvre homme est-il moins pauvre parce qu’il a emprunté des haliits magnifiques pour se promener sur un véhicule (■‘gaiement emprunté, qu’il conduit lui-même, que ce véhicule soit une machine [({ui marche seule], un éléphant, un cheval, un bat(xiu ou tout autre chose? Est-il moins pauvre les jours suivants parce ((u'une fois il a brillé devant le public? » Or, ce proverbe est sage et je ne veux pas accepter les biens royaux (le pouvoir) (pie vous m’offrez et (pie je n’ai pas mérités, mais je veux, au contraire, retourner au monde des hommes amasser des mérites qui porteront des fruits abondants ()ue je mangerai (piand je reviendrai au paradis des tévodas.

Puis le roi Niméa, ayant fait cette réponse à Indra, se mit à prêcher et à enseigner les tévodas. fSa parole était douce, mélodieuse, agréable à entendre et Indra, tous les tévodas étaient heureux de l'écouter prêcher la Loi.

Seigneur 1 ([uand le Pouthisath fut resté sept jours au monde du Trey-trœng, il acheva son prêche, salua le Sàihda(;h Indra en disant :

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