Les di.vins donnent un nom au Bodiiisattva
Ce jour-là, le roi lit appeler les brahmanes devins et les docteurs pour baptiser le prince et lui donner un nom. Puis il dit à ces préahms et à ces achars :
— Examinez le prince et ditcs-moi si mon fils a des mérites; s’il sera florissant quand il me succédera ou s’il sera un danger pour le royaume. Il faut que vous me disiez la vérité d’après vos calculs ; il faut que vous deviniez ce ((u’il sera.
Les devins et les docteurs, après avoir entendu les paroles du roi, devinèrent en regardant attentivement [les signes] ([ue portait le corps du prince. Alors ils s’adressèrent au roi et lui dirent ;
— Notre science nous a fait découvrir (|ue votre fils sera très puissant, qu’il a beaucoup de mérites et ([u’il pourra vous succéder quand il sera grand. Il sera florissant dans le ('hampu-iJwip' et dans les 2.000 petites ihs qu’il aura sous ses ordres. Nous n’avons vu sur lui aucun signe mauvais pour le pays.
Le roi, ayant entendu et compris les paroles des devins et des docteurs, fut très heureux. 11 dit :
— Alors, quel nom allons-nous donner à mon fils?
Les devins et les docteurs répondirent :
— Son nom n’est pas difficile à trouver. Quand il est né, les pluies étaient abondantes et tout le monde était heureux et content, car il faisait frais.
Le roi dit alors :
— Dans ce cas il faudrait lui donner le nom de Frais.
1. .S. Jdiiihu dripa, run des quatregrands continents, celui du Sud, rinde et l'Indo-Cliine.
PUÉAS DIMÈ CHÉADAK
Les devins dirent :
— Non, il faut lui donner un nom pâli, conforinément à la coutume des bakous'.
— Alors, dit le roi, quel est le mot pâli qui veut dire Irai^ f
Les Préalims répondirent :
— Pour dire frais en langue pâlie, il faut dire Dimé, car Dimé veut dire fraisb
— Puisqu’il en est ainsi, dit le roi, et puiscjue ce nom est très agréable à entendre, je donne à mon fils le nom de Dimé. Il sera le chau Dimé" à partir de ce jour.