‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 251 sur 275 · Kâmlxûn (.s. Kàma<ituia · texte numérisé non relu

Kâmlxûn (.s. Kàma<ituia

PHÉAS DIMÈ CIIÉADAK

Celle d’entre vous qui saura amuser le chau Dimê, mou lils, deviendra sa reine; alors, j’aliandonnerai à Préas Dimê, le trône et le ])Ouvoir royal.

Alor.s on fait baigner le prince, on le oint de parfums et on le couvre de lujoiix. Ainsi coquettement vêtu, le prince est méconnaissable ; il ne parait pas être le lils du roi Kasika et de néang Chàntéa-tévi, mais un té\ ()bot ' descendu du ciel. (.)n le dépose sur un tapis superbe, dans une salle ornée de guirlandes de Heurs tressées (pu répandent une agréable odeur.

Alors toutes les fi|es entrent dans la .sdle, gracieuses chacune à sa façon; les unes chantent très agréablement des chants d’amour, les autres dansent en cadence avec des gestes (|ui accompagnent les chants.

Alors le Bodliisattva pensa à part lui ;

— Si je laisse toutes ces femmes s’approcher de moi, je ne pourrai ])as demeurer tramjuille. J’ai bien pu, depuis mon enfance jusqu’à aujourd’hui, conserver mes mérites, mais voici (pie j’ai seize ans, je ne pourrai sûrement point résister [:i ces femmes]. Il faut absolument que j’appelle à moi les mérites (pie j’ai ac(pus au cours d’uiK' autre existence, pour (pie (^es femmes soient juises de peur (m voyant mon corjis et qu’elles s’enfuient.

Ayant évoc(ué [ses mérites], il fait un elïort pour as[)irer bruyamment l’air, ouvre les yeux très grands, puis la bouche alin de montrer les dents. Les femmes ne voient plus le prince et croient voir un yéak ' aux grands yeux qui va bondir sur elles comme sur une proie et les dévorer. FJles sont prises par la peur et s’enfuient.

Quand on éprouva ainsi le prince avec des femmes, ce ne

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