NoiU'i'icefî, du malais ininiim, être bu, bu
sans espoir. Notre cher lils, tous les princes dn inonde rient de vous ; levez-vous donc et parlez. Pourquoi demeurez-vous immobile '?
Le roi Kasika et la néang Chàntêa-tévi parlaient ainsi à leur enfant, mais le prince ne paraissait pas les entendre.
(yjuand on éprouva ce prince avec de la braise enllammée, ce ne fut pas un ou deux mois seulement, mais tout une année, sans qu’on le vit remuer une seule fois.
Sci^eans. — Epreuves des J’ennnes. — (^uand le prince fut âgé de seize ans, les dignitaires, les devins et les docteurs, a]irés s’étre entendus ensemlile, vinrent trouver le roi et lui dirent :
— O roi 1 voici (lue votre lils est maintenant âgé de seize ans. Avant de l'abandonner, sachons s’il est vraiment culde-jatte, muet et sourd. A seize ans, les jeunes gens aiment il voir les jolies choses et, quand ils voient une jolie chose, ils ne cessent de la rcgiirder. Prenons par exemple des fleurs de lotus, de krâmot, d’ottabol, (pu poussent â hi surface de l'eau: quand elles reçoivent les rayons du soleil ou de la lune, elles s’épanouissent. 11 en est ainsi dans le monde entier, iùii-' sons voir ces belles choses â votre lils et montrons-lui de jolies femmes.
Le roi leur répondit :
— Oui, nous essayerons cela. Qu’on le mette donc à l’épreuve :ivec de joliixs femmes.
Puis il donna l’ordre de cherchm’ les plus jeunes et les [)lus jolies femmes, celles (pii ressemblent aux femmes du p:u’adis, et (le les couvrir de bijoux.
(,Juand ces jinines hiles furent rassemblées, le roi leur dit :
— iM(\s chères lilles, vous allez cajoler, caresser mon lils (le paroles sjiirituelles et satisfaire ses passions amoureuses '