‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 253 sur 275 · Le prince Dimê règne sept jours · texte numérisé non relu

Le prince Dimê règne sept jours

Néang- Chântéa-tévi, apprenant ce que les devins ont conseillé, accourt près du roi et lui dit :

— O roi 1 vous m’avez autrefois fait une promesse avec engagement solennel [pôr'], je viens maintenant vous demander de tenir votre promesse.

Le roi dit :

— Ma chère néang Chântéa-tévi, pourquoi venez-vous me parler de pôr ?

Néang Chântéa-tévi répondit :

Comment, vous avez oublié votre promesse? Quand,

ayant beaucoup prié, j’ai eu un enfant, vous étiez si content de moi que vous m’avez donné \oii-e pùr. Je vous ai prié de le garder jusqu’à ce (jue mon fils fût grand. ^laintcnant, mon enfant est grand; je viens vous demander votre trône afin qu’il règne.

Le roi dit :

— Ma chérie, pourquoi parlez-vous ainsi. Ne voyez-vous pas que notre fils est cul-de-jatte, sourd, idiot et muet.

1. On dit plus souvent d/idwm//, malheurs, événements malheureux.

2. Engagement solennel; voy. p. 287, n. 1. Il laut comprendre ici « ... d’exécuter votre engagement; je vous ai prié autrefois d’en retarder l’exécution, maintenant, je viens vous prier de le tenir. »

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Comment voulez-vous (|u'il monte au trône et (lu’il soit roi? (ôn rirait (!(' nous, je ne veux ])as vous éeoutei'.

La. iR'ano’ Cliântéa-lêvi dit alors :

— Je vous demande pour mon lils une année seulement de ])ou\’oir.

Le roi ix'pondit :

— Ma chère néano- Chântéa, je no puis vous accorder cela.

r.a néang Chântéa repi'it :

— Je vous demande h' pouvoir j)our se|)t mois, puisque vous ne voulez ])as le donner à mon lils pour toute une année.

Le roi répondit :

— Non, c’est impossible!

La néang Chântéa reprit' :

— .Vlors, je vous demande le pouvoir ])our sept jours seulement. je ferai la cérémonie de VaphiacL'' de mon fils comme roi pendant sept jours.

Le roi répondit :

— Faitc's; pour se])t jours j(' reirnds le pouvoir à notre lils.

Néang C'hântéa-tévi, ayant reçu (‘ette autorisation du l'oi, se retire, [)ré[)are son enfant, le fait baigner dans de IVau parfumée, et fait donner l’ordre de battre' le gong et h's tambours alin (ra{)[)eler le peuple ])our (pi'il vienne saluer son lils. Alors on prépare tout dans la ville royale, les lroiq)Cs prennent h'ur disposition [pour la parade], les murailles et les portes du palais sont repeintes à neuf et superbes.

Alors, on met le prince sur le palamiuin de l’éléphant royal, on ouvre au-dessus de lui le parasol blanc à étages, et.

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