‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 254 sur 275 · Lo couronnement · texte numérisé non relu

Lo couronnement

PHÉAS DIMK flIKADAK

avec son escorte, le nouveau roi fait le prâtéaksœn' autour de la ville royale. On le rapporte ensuite sur le koinral royal", et néang Cliântéa dit à son fils :

— Mon très cher fils, cliau Dimêl je suis toujours pleine de tristesse et d’iiKiuiétude. Depuis (juinze ans, et non depuis un ou deux mois, je n’ai pas dormi une seule nuit entière; et la raison, c’est (jue je ])leure sans cesse à cause de vous, c’est que je suis triste et inquiète, nuit et jour. Mon très cher enfant! je vous aime de tout mon conir, et je vois bien que vous n’ètes })as perclus, sourd, idiot et muet. Dites-moi pourxjuoi vous faites comme si vous étiez tout cela? Je n’espère qu’en vous, (jui êtes mon seul enfant, je compte sur vous ; si vous continuez de faire comme vous faites, je n’espérerai plus en personne et ne compterai plus sur rien.

Néang Chântéa-tévi parle ainsi à son fils nuit et jour, depuis déjà six jours, mais en vain. iVlors le roi fait appeler le bon charretier et lui donne cet ordre.

— Vous prendrez demain une charrette apa-inonfjko/' et des chevaux apa-monfjkol et vous attellerez. Ceci fait, vous prendrez mon mauvais fils, odieux et funeste, et vous le mettrez dans la charrette, puis vous sortirez par la porto ouest et vous irez l’enterrer dans un endroit isole do la forêt. Ensuite vous irez vous baigner, puis vous reviendrez immédiatement.

Le charretier s’apprête à exécuter les ordres (pie le roi lui a donnés.

Cependant néang Cliântéa pleure près de son fils pendant toute la nuit qui précède le jour fatal ; elle est prise de pitié pour lui et dit ;

1. Du sanscrit prccZc/.-sèmc, grande salutation qui se fait en tournant un certain nombre de fois antour de la personne ou de la chose qu’on veut honorer, de manière à toujours lui présenter l’épaule droite.

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