‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 47 sur 275 · Tentation du Buddiia par les filles de Mar a · texte numérisé non relu

Tentation du Buddiia par les filles de Mar a

Pendant qu’il était sous l’arbre acbobalnikroth, le r’oi Mai’a voulut encoi’e nuire au Saint. Ayant l’esprit ti’oublé, il vint s’asseoir à l’endroit où la route se sépai’e en deux branches et traça des signes sur le sol alin de savoir, en les additionnant, si sa puissance était plus gi’ande (pie celle du

devenu Buddha, mais il ne parle pas de cette salle fantastique élevée par le Buddha avec dix mille mondes, peut-être faut-il entendre qu’il éleva par la pensée une telle salle. — Spence Hardy cite l’ascension mais ne parle d’aucun autre prodige.

1. Le texte birman parle ici d’un séjour de sept jours sur une route préparée parles nats (dieux) et située à deux brasses au nord de l’arbre; puis d’une superbe maison située au nord-ouest où il s’assit les jambes croisées pendant sept jours et s’occupa à méditer sur V AUhidhaninut. Il parle enfin des six rayons que son corps émettait. Le Buddha aurait ensuite quitté cet endroit et serait allé se placer à trente brasses à l’est de l’arbre, sous un autre arbre nommé (jniuoncj, aussi nommé at^apa/((, (( arbre des barques ». C’est là qu’il aurait été l’objet des tentations des filles de Mara. Cet arbre est notre achohnlnikrotli (sanscrit, ajùpâla et nijàçjroclhd, en pâli ajapdlanigrocl/io, qui tirait son nom de ce que les bergers se mettaient à l’abri sous son ombre.

Les textes pâlis disent que, à l’emplacement nord-ouest que le Buddha occupa, on éleva par la suite un chaitya nommé Chankramana ou de l’ambulation (sansciût Canl.rainana, marche lente), ils parlent aussi de pavé d’or.

Saint’. Il vit que sa puissance était inférieure à celle du Saint\ sSes trois filles, néang Tanha, néang Artî, néang Rakéa^ vini ent pour se présenter à leur père. Elles ne le virent pas, tout d’abord ; alors, ayant jeté un coup d’œil autour d’elles, elles l’aperçurent qui, assis, traçait des lignes sur la terre. Elles furent à lui et lui demandèrent : a Quelle est la cause de votre imiuiétude ? (pielle en est la cause? » Alors le roi Mara leur raconta ce ipii s’était passé. Les trois demoiselles lui dirent : « Que votre cœur soit sans impuétude, toutes les trois nous allons aller le trouver, nous l’arrêterons, le lierons et le ramènerons à vous. »

Le roi Mara répondit : « Vous ne jiourrez pas le remettre sous mon autorité. »

Alors les trois demoiselles reprirent : « fSoyez sans inquiétude; nous sommes femmes et nous savons ce (|u’il faut faire pour le lier avec les liens de la concupiscence et pour vous l’amener. »

Puis elles partirent pour aller à l’aide des douceurs, séduire' {luong hni ming méatii/,réam) le Saint.

1. Cette scène de la tentation par les filles de Mara ne se trouve pas dans Sp. Hardy, mais on la rencontre dans Higandet et dans le Lalita- Vistai'd.

2. La leçon birmane parle de seize lignes tracées on travers et qui paraissent représenter les dix vertus du Buddlia. les deux grandes facultés surnaturelles, la compassion pour les êtres, le don des miracles, celui de voir toutes choses et la connaissance de la Loi; puis de seize autres lignes que Mara traçait sur les premières pour les elîacer à mesure qu’il reconnaissait que le Buddha avait pratiqué ces vertus ou qu’il possédait ces dons et la Loi (pp. 99-100).

3. Tanha, Arati, Raga iBigandet, p. 100), du pâli tdnlid, désir, passion; d/Ytft, ennemi ; rdijd, passion humaine, vif désir.

1. Bigandet cite les paroles qu’elles lui adressèrent, la réponse du Saint, mais no dit pas qu’elles furent cliangées en vieilles femmes (p. 101). — Spence Hardy dit qu’elles se transformèrent en six cents femmes, puis qu’elles furent trouver le Buddha, qu’elles échouèrent dans leurs tentatives. — Le Ldiifd-Vistdrd, sur ce point, est plus près

LE PRÉAS PATIIAMA SÂMPIIOTHIAN

Le Buddha conserva le calme de son cœur malgré les paroles de ces trois filles et, de par sa puissance, ces trois filles devinrent très-vieilles, le dos voûté, les cheveux blancs, les dents cassées et les yeux presciu’éteints. Alors les trois filles retournèrent à leur père’ .

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