‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 83 sur 275 · Élevé de soixante coudées, selon Bigandet · texte numérisé non relu

Élevé de soixante coudées, selon Bigandet

... du fils de Néad, du pâli Nâta; son nom personnel était Xirggantha; il avait cinq cents disciples. C’est de son nom que ses disciples sont ici nommés nikront. — Xataputto, fils de Nâta.

6. Les textes pâlis disent que cette réponse fut faite pendant cinq jours aux divers soi-disant araliâts qui se présentèrent.

7. Notre texte et Bigandet paraissent ne voir en cette scène que le désir de posséder le pntrn parce qu’il était en bois de santal, mais

LES LIVRES SAfHES DU CAMRODGE

SS

venue jusqu'à Mokaléan; il emmena B(entülapliéaratvacliéa' demander l’aumône et se plaça devant la maison du richard, regarda et vit le bat avec l’écriteau (|u’il portaith Môkaléan envoya Ba'iitolaphéaratvachéa pour le prendre; celui-ci-' s’éleva en l’air avec un bloc de pierre collé à son pied et tous ceux qui étaient là, voyant cela, se mirent à applaudir'. Alors il agita ses pieds, le bloc de pierre tomlia à terre, puis il prit la sébile et revint à sa place.

Le richard descendit de chez lui, .'^alua les deux vénérables”' et tous ceux (jui n'avaient pas vu cette chose se mirent à les suivre en grand nombre, en les priant de faire un miracle patiharf alin qu’ils pussent le voir.

Le Buddha, ayant appris cette chose, s’en enquit près

Spence Ilai'dy note qu’il s’agissait, par quelque moyen que ce lût, d’einpêcher les disciples du Buddha de s’en emparer afin de les couvrir de confusion et d’acquérir de la renommée.

1. Magalana. — La lec^oii birmane et singhalaise disent que Magalana et Pindâlabharadvâja qui mendiaient leur nourriture, étant venus à passer, furent mis au courant (Bigandet, p. 107) par une femme (Spence Hardy, p. 102).

2. Notre texte n’a pas parlé plus haut de cet écriteau, mais la leçon birmane l’a noté. — Sp. Hardy dit qu’il fit proclamer que le pairn serait donné à celui qui. . . etc., etc.

0. La leçon birmane ajoute ici « entrant dans le quatrième jhânani, qui est le quatrième état d’extase ».

4. La leçon birmane fabulise davantage: « Le bloc de pierre est large d’un quart de yojana (300 mètres), il dérobe le disciple du Buddha aux yeux de la foule, on tremble d’être écrasé s’il vient à tomber, le vénérable le fait éclater en deux et il apparaît à l’assistance; il montre sa puissance toute la journée, replace le bloc de pierre où il était précédemment, etc. (Bigandet, p. 157).

.5. ... remplit le patradu meilleur riz (Bigandet), de sucre, de beurre, d’huile et d’autre chose, et l’offre au vénérable en disant: « Vous me sauvez, je ne dirai plus que Gotama n’est pas le Buddlia, je veux être fidèle à cette seule doctrine » (Spence Hardy, p. 33).

6. Du pâli pàtilidfii/arn, pàtilinarfi, ou pàÜhii-ani, miracle, prodige.

LE PRÉAS PATHAMA SÂMPHOTHIAN

cl’Anont'. Celui-ci lui dit ce (jui s’était passé et quel miracle le grand vénérable avait fait pour aller prendre la sébile du richard.

Le Buddha fit venir le vénérable et lui demanda de lui dire tout ce qui s’était passé, puis il ht casser la sébile et en jeter les morceaux. Il lit ensuite règlement pour tous les religieux de ne pas, à l’avenir, s’élever dans les airs-.

Or, tous les comjaignons de l’hérétique Nikront, ayant eu connaissance de cette défen.se, déclarèrent (pi’ils voulaient rivaliser de prodiges avec le Buddha. Le roi AchéasatroiP l’ayant connu de son côté, alla demander au Buddha ])ourquoi il avait défendu à ses religieux de faire des miracles, et lui dit ; « Voilà maintenant que les compagnons de Nikront veulent concourir de puis.sance avec vous. » Le Buddha répondit : « J’ai défendu aux religieux de s’élever encore dans les airs, de mémo ([ue vous, roi, vous avez défendu avec votre autorité royale de cueillir des fruits dans votre jardin, mais, cette défense, vous ne vous l’étes pas faite à vous-même et vous pouvez manger les fruits de votre jardin, que les autres ne peuvent pas même cueillir. Ainsi donc, j’ai défendu aux religieux de s’élever dorénavant dans les airs ; quant à moi, je puis faire ce (jue je leur ai défendu*. »

Puis le Buddha alla mendier dans la ville royale. Tous

1. Ni la leçon birmane, ni la leçon que Spence Hardy a donnée ne parlent d’Ananda en cette atîaire.

2. L’article de règle que le Buddha rendit en cette occasion est moins étroit, il défendit aux. religieux d’user à tout propos de la puissance que leur confère leur sainteté. — Voyez Bigandet et Spence Hardy, aux pages déjà citées.

Page 1