Les tribus du rameau lohi
8. Voir supra récits de Arkaté Yen, page 72, et de Diorfouté Palé, page 75.
ranger avec le dieu. On coupe en deux une chèvre vivante, ce qui a pour résultat de séparer le clan, » [1 existe. d'autre part un certain nombre de clans secondaires, rattachés aux quatre clans principaux, qui sont Ven, Palé, Dà et Kambou ou Kambiré. C’est ainsi que les Bolyto sont parents des Ven ; les Yul et les Somé, parents des Palé; les Diboulona, les Momo et les Diurbiel, parents des DÂ; les Sip, les Oual et les Dankara, parents des Kambou, etc. Au dire de certains Lobi, ce fractionnement n'aurait d'autre but que de faciliter les. mariages. Les clans comprenant des milliers d’indivi. dus, parfois groupés, on conçoit l’utilité de ces toléran-. ces de fait, qui ne prouvent nullement l’inexistence de la règle de l’exogamie. |
Si d’autre part il arrive à des membres du même clan de manquer à la solidarité, de se battre, voire de s’entretuer, c’est par suite d’un manquement à la règle qui est jugé très sévèrement et entraîne le courroux de la divinité protectrice du clan. En vertu de la règle de soli- darité, l’oncle maternel assassiné devra être vengé par ses frères ou les fils de ses sœurs, qui portent le même nom de clan que lui, plutôt que par ses fils, qui portent le nom de clan de leur mère 1; le mari outragé par un parent de clan ne peut tuer celui-ci sans encourir la vengeance du dieu; s’il passe outre, il n’aura pas à craindre les représailles des parents de l’assassiné, qui sont de son clan, et se vengeront de préférence sur la femme adultère et sa famille?; il peut arriver enfin qu’en justice un Lobi dépose véridiquement contre un parent de clan, mais le cas est rare, et l’on évite à juste raison, dans la mesure du possible, de recourir à des témoins aussi douteux.
Les manquements à la règle sont punis par le dieu du: