‹ Les Lobi et Leur CoutumeChapitre 76 sur 76 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Les peuples primitifs ont les coutumes qui leur conviennent. C’est vrai dans l’Afrique noire plus que partout ailleurs.

La coutume lobi est née des besoins de ceux qui y recourent. Orale, elle s'y adapte avec une souplesse à laquelle ne peut atteindre la loi écrite. Elle a échappé à toute influence artificielle ou étrangère: aucun Solon, aucun Mahomet, aucun Napoléon noir n’a pu, par le moyen de la lettre, lui donner la stabilité et lui ôter, du même coup, sa plasticité. La domination européenne date de trop peu pour que son action soit notable, et l’influence de l’Islam est restée minime.

Malgré ses formes variables et variées, la coutume reste, en son esprit, tout imprégnée de mysticisme. Aussi ne saurait-on l’appliquer convenablement sans une connaissance sérieuse de la religion locale. En toute circonstance délicate, il sera sage d’oublier les idées de l’Europe, et de prendre l’avis de vieillards expérimentés et désintéressés dans le débat : seulement ainsi on aura une claire vision de la nature des difficultés à résoudre, et des moyens d’arriver à un règlement heureux. Et l’on fera bien de ne passer outre au sentiment de ceux qui savent, que si la solution suggérée par eux semble, après mûre réflexion, devoir engendrer une injustice.

Le doigté, la prudence et surtout la patience sont toujours de rigueur pour l’administrateur, qui doit d’ailleurs se convaincre que l'influence du peuple colonisateur est basée sur sa présence intelligente, bien plus que sur son action hâtive.

au EUR Fr , LS # D PA J à AIN EEE, 1 Nr An PR RAF Cr”, > > 7 < es 4 É ut , . , ce" "4 — - .

Le , = É -

d'Ie SCORE

ri Tnt

FR y Le

HR

E Para "ar PTS E

re LS Li p* — hgn nt -

vent e regret = — fe r - É es PRE »

, F 1 1 “ cn

BERTHELEMY.

: ï " De IMETS 5 ‘ 2.

’ LAGT > ,

ne 3% sh Vu : Paris, Ts 19 décembre 1928.

Le Président de la thèse, EL. ROLLAND.

sh.

Vu : Le Doyen de la Faculté de Droit de Paris,

Pl

Vu et permis d'imprimer se Paris, le 21 décembre 1928,

Le Recteur de VAcadémie de Paris,

SRCHARLELY

Page 1