ET ARE
Sur ces entrefaites, appendicectomie et. après l’opération, fièvre à 40° et grande dyspnée.
C’est dans cet état qu’elle entre à l’hôpital, le 26 juillet 1936. La malade paraît très fatiguée.
Les pommettes sont rouges, il y a battements des ailes du nez.
Le cœur bat rapidement. On entend un souffle systolique à la pointe. L’aire de matité cardiaque est très augmentée et on perçoit des frottements dans toute l’aire mésocardiaque. N
Les deux bases pulmonaires sont franchement mates, mais à la limite supérieure de cette matité on entend un gros souffle pleuro-pulmonaire. Au-dessous de cette limite, le silence respiratoire est complet.
Il n'existe pas d’œdèmes.
Le foie est de volume normal.
Le traitement salicylé est poursuivi à fortes doses : 8 grs par la veine. On ajoute du sérum hypertonique car le chlore sanguin est très diminué.
L'état général s’améliore rapidement.
29 juillet. La péricardite est en régression, la matité cardiaque diminue, les frottements sont plus ràpeux.
La courbe électro-cardiographique est normale.
La matité pleurale diminue d’étendue.
5 août. La température est normale.
Les frottements péricardiques ont disparu.
Aux poumons la matité persiste à droite et on entend un souffle pleurétique pur.
A gauche, on entend la respiration jusqu’à la base.
Il n’y a plus de souffle. La percussion indique seulement une submatité et on note l’apparition de râles sous-crépitants et crépitants en foyer.
12 août. Eclat du deuxième bruit du cœur au foyer pulmonaire. Souffle systolique mitral.