PR ILE
Les signes pulmonaires régressent, et des frottements pleuraux existent aux deux bases.
L'état général est bon.
24 août. La maladie mitrale est nettement caractérisée à l’auscultation.
La température s'élève après un repos de deux jours dans le traitement salicylé.
Reprise des frottements pleuraux qui avaient disparu, et apparition de submatité, souffle léger et ràles fins à la base gauche.
Réapparition de la péricardite.
On augmente la dose de salicylate, qui, après le traitement d’attaque du début, était moindre.
On donne 7 grs par la veine et 2 grs par voie buccale.
En quelques jours tous les signes alarmants rétrocèdent. La tension artérielle est à 14/8.
Le 12 septembre 1936, nouvelle rechute attribuée à un court relâchement dans le traitement : tachycardie, dyspnée, température entre 38° et 39°. Submatité des deux bases, râles disséminés.
Les symptômes cèdent à nouveau à un traitement actif.
La malade reçoit deux injections quotidiennes intraveineuses de salicylate de 2 grs 50 chacune, et prend en outre par la bouche une dose complémentaire de 2 grs. Ce traitement est poursuivi pendant dix jours, on l’interrompt 2 jours et il est repris aux mêmes doses pour une nouvelle période de dix jours.
En octobre, la malade est guérie. Les poumons sont absolument clairs, il n’y a pas de symphyse du péricarde, seule la maladie mitrale persiste. L'état général est excellent.
Le traitement salicylé est continué dans le service où la malade reçoit encore 4 séries d’injections à 6 grs par jour en deux injections, pendant 10 jours.
AU
Elle prend en outre, au cours de chaque série intraveineuse, 2 grs de salicylate par la bouche.
Elle quitte le service en très bonne santé, après y avoir reçu au total 8 séries d’injections intraveineuses de dix jours chacune à la dose moyenne de 7 grs par jour.
PNEUMONIE LOBAIRE AVEC EXTENSION CONGESTIVE SECONDAIRE
Dans une première étape, les lésions pulmonaires se localisent sous forme d’un bloc de pneumonie lobaire.
Une seconde étape est brusquement franchie, les lésions pulmonaires se généralisent : une congestion œdémateuse suraiguë envahit les lobes épargnés jusque-là,
PREMIÈRE OBSERVATION
Bruno R.., 11 ans : polyarthrite rhumatismale en 1934, récidive en octobre 1935 et le 29 février 1936 ; admis ce jour au Centre de Cardiologie.
Pâleur de la face et des muqueuses, forte dyspnée, le foie est un peu gros et douloureux, souffle diastolique au troisième espace gauche, par valvulite aortique. Assourdissement du premier bruit à la pointe. Allongement de l'intervalle P. R. sur la courbe électrique. Température, 37°5.
Comme traitement, le 1* mars, 1 gr. de salicylate intraveineux.
Le 2 mars, 3 gr. 50 intraveineux et 1 gr. 50 per os.
SEGUIN 4